Le TOP 20 BOEM de Juillet 2017

Retrouvez chaque mois, le top des paroles de la base BOEM les plus consultées en partenariat avec Paroles.net. Ce classement reflète les pages visitées entre le 1er et le 31 Juillet. Les « * » signalent les entrées dans ce top.

Position Artiste Titre Page Vues
1 Soprano Coeurdonnier 48287
2* Marie Myriam L’oiseau Et L’enfant 23389
3 Vianney Je m’en Vais 18240
4 Charles Aznavour La Bohème 18156
5 Soprano Roule 18113
6 Vianney Moi aimer Toi 17169
7 KeBlack Bazardée 16081
8* Calogero Les Feux D’artifice 15865
9 Francis Cabrel Je L’aime A Mourir 13880
10 La Reine Des Neiges Libérée Délivrée 13699
11 Edith Piaf L’Hymne A L Amour 12110
12 Céline Dion Pour Que Tu M’aimes Encore 11624
13 Renaud Mistral Gagnant 10639
14* Jeanne Moreau Le Tourbillon 10106
15 Jacques Brel Ne Me Quitte Pas 9982
16 Edith Piaf La Vie En Rose 9915
17 Maître Gims Sapés Comme Jamais 9390
18 Black M Sur ma route 8403
19 Hugues Aufray Santiano 8052
20* Queen Bohemian Rhapsody 7880

Melmax Music

Nom de la société

Melmax Music

Nom du Dirigeant

Philippe Daniel

Présentation et rapide historique de la société

Melmax Music est une société indépendante, éclectique et xénophile.

Notre vision du métier d’éditeur se rapproche de la philosophie de galeristes comme Léo Castelli ou Larry Gagosian : découvrir des talents et les accompagner.

Quelques Créateurs:

Olivier Lecoeur, Johanna Demker, Charles Mingus, Philippe Morino, Arshid Azarine, Benny Golson, Jeff Beck, Tambours du Bronx, The Frenchguys, Marcus Miller, Tone Loc, Peyman Yazdanian, Stonebridge, Valentin Stuff, The Frenchguys, Samuel Alhaouthou, Pepe Deluxe , Juliette Richards, Pollyana, JMZ, Doolin’,Tina Harris…

Quelques œuvres :

True love, Seul piano, I remember Clifford, Tutu, Consentement mutuelle, Sleep love rave repeat, Beat it, Rrrrrr, Goodbye porkpie hat, Dansez sur moi, 7 djan, X marks the spot, Ma Révolution, Una nube blanca, Take Ten, Bensonhurst blues, Looking up, Ghosbusters, Audacity, How deep is your love, La fête du Feu OST…

Activité de la société, type de répertoire édité

Nous couvrons une grande partie des facettes de notre métier: Editeur de répertoire original, sous éditeur de catalogues étrangers en France ou en Europe et gestionnaire de catalogues membres Sacem pour le monde.

En terme de répertoire c’est très eclectique : du jazz, du rock sous toutes ses formes, des équipes de productions Pop mais aussi de la musique électronique ou de la musique traditionnelle.
A cela s’ajoute l’édition de compositeurs Iraniens, vivant pour la plupart en Iran, principalement du jazz persan et musiques de films.

Historiquement nous avons toujours été impliqué dans l’édition de musique à l’image (publicité, court et long métrage, documentaire, programme TV, identité sonore de marque ou habillage de chaines TV) en France mais aussi à travers notre réseau de partenaires étrangers.

Parcours professionnel
Philippe Daniel

Je suis diplomé d’une école de Commerce International (ESCE), ensuite j’ai pris la gérance de magasins de disques (Chaine Nuggets) en Normandie, avant d’être recruté par BMG Records en 1987 au poste de commercial grand comptes, puis évolution vers la promotion des ventes avant de devenir directeur marketing du label NnB (Scatman, Underworld, Josh Wink..) fondé par Nanou Lamblin au sein de BMG France.
En 1997, je constitue Daniels and Partners, société de conseil et d’intermédiation pour les labels indépendants mais aussi pour des structures de musique originale publicitaire. En 1998 j’ai intégré le réseau Musiconsult regroupant des consultants et des avocats de différents pays, pour ouvrir le bureau France, représentant ainsi une centaine de labels et d’artistes internationaux.

En 2002, je fais écouter un titre d’album d’une jeune suédoise à Bertrand Lamblot, alors D.A chez Mercury,
cette chanson deviendra « J’attends L’Amour » le 1er single de Jenifer. L’éditeur scandinave me demande de collecter ses droits éditoriaux et c’est ainsi que commence l’aventure Melmax Music.
D’autres placements de titres pour le Top 50 se sont enchainés puis les premières sessions de co-écritures franco suédoises à partir de 2003.
En 2005 recrutement d’un premier salarié pour répondre à l’augmentation de la représentation de catalogues en gestion et en sous édition.
Aujourd’hui nous sommes 4 personnes.

Année d’adhésion à la CSDEM

2006

Pourquoi adhérer ? Que représente le fait d’être adhérent de la CSDEM ?

Les nouveaux membres sont souvent des TPE, en rejoignant un syndicat professionnel ma petite voix porte plus, des confrères peuvent m’apporter leur expertise, on recherche un accompagnement, un partage d’expérience.

Je me suis d’abord impliqué dans la commission administrative et celle du Prix de la création Puis en 2012 je me suis présenté au conseil d’administration, je fus élu et nommé trésorier.

Dans ce contexte, on donne de son temps, c’est une implication au quotidien sur des dossiers profitant à la filière.

Votre vision de votre métier d’éditeur aujourd’hui ?

Aujourd’hui nous sommes de retour sur le modèle des 60s : LA chanson (le single) tire le marché, il n’y a plus autant de chansons d’albums. Cela impacte l’économie des auteurs compositeurs écrivant pour des interprètes, la sélection est impitoyable mais la chanson est encore plus au cœur de la vie de l’artiste, du label.

L’autre facette de notre quotidien, c’est l’arrivée de nouveaux acteurs qui sont « entre autres » éditeurs.

Ici l’édition est abordée uniquement comme une ligne dans un business plan pour contenter des contrôleurs de gestion.

Enfin ce qui demeure, c’est l’exigence du métier d’éditeur dans son aspect administratif. Sur ce plan là aussi, la mutation est passionnante, du dépôt des œuvres au tracking laisse moins de place à « l’éditeur du dimanche ».

et demain ?

La mutation s’accélère: la diffusion publicitaire a basculé sur le web, le cinéma ou les séries se regardent de plus en plus sur le téléphone, on parle déjà de musique composée par l’intelligence artificielle…

Toutes ses transformations sont de nouveaux challenges pour lesquels nous aurons à apporter des réponses et imaginer de nouveaux champs d’exploitations pour les œuvres des talents que nous représentons.

L’éditeur est aux avant-postes des changements structurels du secteur musique.

Une conclusion?

Quand on pense que notre métier est construit autour d’une suite de combinaisons de 7 notes parfois associée à une autre suite de combinaisons de 26 lettres, c’est tout simplement fascinant.

Contact :

Melmax Music

Le Blog de Philippe Daniel

Le TOP 20 BOEM de Juin 2017

Retrouvez chaque mois, le top des paroles de la base BOEM les plus consultées en partenariat avec Paroles.net. Ce classement reflète les pages visitées entre le 1er et le 30 Juin. Les « * » signalent les entrées dans ce top.

Position Artiste Titre Page Vues
1 Soprano Roule 36771
2 Vianney Je m’en Vais 22872
3 Vianney Moi aimer Toi 19590
4* Soprano Coeurdonnier 19520
5 KeBlack Bazardée 18838
6 Charles Aznavour La Bohème 17316
7 La Reine Des Neiges Libérée Délivrée 13605
8 Francis Cabrel Je L’aime A Mourir 13400
9 Edith Piaf L’Hymne A L Amour 13381
10* Faf Larage Pas le temps (bo prison break) 11978
11* Mister V Top Album 11667
12 Renaud Mistral Gagnant 11252
13 Jacques Brel Ne Me Quitte Pas 10505
14 Hugues Aufray Santiano 9315
15 Céline Dion Pour Que Tu M’aimes Encore 8827
16 Black M Sur ma route 8808
17 Demis Roussos On Ecrit Sur Les Murs 8740
18 Maître Gims Sapés Comme Jamais 8714
19 Joe Dassin Les Champs-Elysées 8210
20 Edith Piaf La Vie En Rose 8125

NEWS DE L’EDITION 07/2017 (EN PARTENARIAT AVEC NEWS TANK CULTURE)

« Le bond du streaming profite peu aux éditeurs de musique » (Jean-Christophe Bourgeois, Sony/ATV)

« Le travail des éditeurs de musique a vraiment changé et leurs investissements aussi. Nous avons besoin d’une rémunération adéquate pour continuer à le faire. Dans l’économie actuelle, le bond du streaming nous profite très peu. Et lorsque nous en parlons avec des auteurs ou compositeurs qui sont de “pure players“, qui n’ont pas de revenus d’interprètes, cela devient vraiment compliqué. Si, dans deux ou trois ans, le streaming doit représenter 60 % du marché, cela risque d’être problématique », déclare Jean-Christophe Bourgeois, « general manager » de Sony/ATV Music Publishing France, dans un entretien donné à News Tank le 05/07/2017.

Jean-Christophe Bourgeois a été élu vice-président de la CSDEM, le 14/06/2017, syndicat au travers duquel il s’est impliqué dans la « mission Kancel-Marechal », relative au contrat d’édition dans le secteur musical. Il évoque par ailleurs son rôle en tant que président de la commission des variétés de la SACEM, dont l’un des sujets est le changement des clés de répartition des DEP. « Les auteurs et compositeurs d’une œuvre peuvent librement se répartir leurs droits mécaniques, en fonction de la contribution de chacun à l’écriture de l’œuvre. Mais les DEP sont statutairement partagés à part égale entre les auteurs et entre les compositeurs, quelle que soit la contribution de chacun. Cela pose un certain nombre de problèmes. (…) La conséquence la plus nuisible, c’est que ce mode de répartition décourage la collaboration. Or, la pop internationale s’écrit de manière toujours plus coopérative, et le nombre d’auteurs-compositeurs moyen par titre dans les pays anglo-saxons explose », indique-t-il.

Jean-Christophe Bourgeois, qui revient également sur la question du crédit d’impôt élargi aux éditeurs ou encore sur l’activité de Sony/ATV, répond aux questions de News Tank. (Photo D.R.)

Vous avez été élu vice-président de la CSDEM lors de l’assemblée générale du syndicat le 14/06/2017. Vous êtes par ailleurs président de la Commission des Variétés de la SACEM depuis 2015. Qu’est-ce qui vous incite à vous investir davantage au niveau institutionnel aujourd’hui ?

Ce qui me motive en premier lieu, c’est le constat que notre métier d’éditeur reste encore bien méconnu, notamment auprès d’un pan de la jeune génération de professionnels qui entrent dans la filière musicale, mais aussi de certains professionnels plus expérimentés. Même si le regard sur notre profession évolue, heureusement, grâce aux actions que nous pouvons mener.
La seconde raison, c’est que l’industrie est arrivée, il y a quatre ou cinq ans, dans une phase pivot de son histoire. La crise a totalement rebattu les cartes et a donné aux éditeurs un rôle qu’ils avaient perdu.
Je fais partie de ceux qui ont cru assez tôt au streaming. Mes fonctions internationales m’ont donné l’occasion de constater qu’en Suède le streaming a été adopté rapidement par les consommateurs. J’ai vu à l’époque les prémices d’événements positifs pour le marché, mais aussi disruptifs pour les éditeurs. Cela allait, selon moi, demander une adaptation de tout le système, notamment des sociétés d’auteurs, mais aussi une mise à niveau des relations entre éditeurs et auteurs-compositeurs. Le challenge sur le droit d’auteurs dans cette nouvelle ère me semblait être sans précédent.

Voilà pourquoi j’ai, dans un premier temps, postulé et intégré la commission des variétés de la SACEM. Alors que nous vivions des changements importants, il me semblait nécessaire de pouvoir regrouper les auteurs, compositeurs et éditeurs, entre lesquels les relations institutionnelles n’ont pas toujours été faciles, pour pouvoir affronter ces changements ensemble et parler d’une même voix. Cela nous a permis de faire avancer des situations bloquantes dans le quotidien des auteurs et des éditeurs, qui nous pénalisent dans un monde de plus en plus globalisé.

Lesquelles ?

Le partage statutaire, à la SACEM, des droits d’exécution publique entre auteurs et compositeurs, par exemple. Les auteurs et compositeurs d’une œuvre peuvent librement se répartir leurs droits mécaniques, en fonction de la contribution de chacun à l’écriture de l’œuvre. Mais les DEP sont statutairement partagés à part égale entre les auteurs et entre les compositeurs, quelle que soit la contribution de chacun. Cela pose un certain nombre de problèmes. D’abord, beaucoup d’auteurs ne sont pas au courant de ce partage et subissent cette règle sans s’en rendre compte, dans un contexte où la part des DEP dans leurs revenus a fortement augmenté, au détriment des droits mécaniques.
Mais la conséquence la plus nuisible, c’est que ce mode de répartition décourage la collaboration. Or, la pop internationale s’écrit de manière toujours plus coopérative, et le nombre d’auteurs-compositeurs moyen par titre dans les pays anglo-saxons explose. Pour les titres du Top 40, il est en moyenne de l’ordre de 4,8 aux États-Unis et de 4,5 en Grande-Bretagne.
Si, compositeur membre de la SACEM, j’ai du mal à trouver un pont pour ma chanson et que je fais appel à un autre compositeur SACEM que je sais être efficace pour m’aider, je peux hésiter très longuement en sachant que cela va me coûter 50 % de mes DEP. Je préférerais alors peut-être garder 100 % des droits d’un titre certainement moins abouti. Dans un contexte de pop internationale où l’on trouve des auteurs hyperspécialisés, on manque, en France, de compétitivité en partie à cause de ce mode de répartition statutaire.

Une réforme est-elle à l’ordre du jour ?

Nous avons porté le dossier pendant deux ans. Nous avons eu l’écoute du conseil d’administration, notamment parce que nous sommes parvenus à parler d’une seule et même voix. Le sujet a fait son chemin et va être débattu dans le cadre des changements statutaires de la SACEM de l’année prochaine. Notre souhait est que les DEP puissent suivre la clé de répartition des droits mécaniques.

Ce partage équitable des DEP prévu dans les statuts de la SACEM n’avait-il pas un sens, notamment pour éviter qu’aucun auteur ne puisse être lésé ?

Je ne remets pas en cause le fait que cette règle ait pu être pertinente par le passé. Le poids des DEP, dans le mix de revenus d’un auteur moyen, n’est aujourd’hui plus le même qu’il y a 20 ou 30 ans. Parallèlement, cette notion d’écriture collaborative est nettement plus importante de nos jours. Au sein des sociétés d’auteurs majeures, la SACEM est l’une des dernières à ne pas pratiquer le partage libre des parts entre auteurs et compositeurs sur les DEP.

Quels sont les autres sujets portés par la commission des variétés ?

Nous essayons de rapprocher les sociétaires de la SACEM. Nous leur proposons ainsi de se réunir plusieurs fois par an pour échanger sur le thème de la création avec des auteurs-compositeurs dont le travail a été salué par un succès artistique et commercial. Ces sortes de masterclasses, nommées « Parcours croisés », nous ont permis d’accueillir par exemple Jean-Jacques Goldman, Jean-Louis Aubert, Pascal Obispo, Bruno Coulais, Kyan Khojandi, Adamo ou Vincent Delerm. Nous réfléchissons par ailleurs à de nouveaux modes de mise en relation avec les sociétaires, pour répondre à la demande d’auteurs qui se sentent parfois très isolés. Nous avons besoin d’une société de gestion collective forte, dans un monde qui évolue et dans lequel ces mêmes sociétés sont soumises à une concurrence de plus en plus importante.

A la CSDEM, vous vous êtes impliqué dans la « mission Kancel-Marechal », relative au contrat d’édition dans le secteur musical. Quelle en sera l’issue ?

Depuis mon entrée au conseil d’administration de la CSDEM, je fais partie des négociateurs de la mission. Les discussions avancent bon train. L’idée est de parvenir à un code des usages qui soit signé côté éditeurs et côté auteurs-compositeurs. Nous sommes dans la bonne dynamique pour aboutir à un consensus. Ce code doit notamment définir le rôle de l’éditeur, la prestation dont il a la charge vis-à-vis de l’auteur, ce que ce dernier doit en attendre et est en droit de lui réclamer. C’est un équilibre délicat mais nous arrivons au bout du processus de négociation.
Cette mission était importante. Je considère que les choses doivent avancer et changer dans toute la filière. J’espère qu’en son sein, nous allons réussir à nous rapprocher pour parler d’une seule voix. La puissance du lobbying du cinéma et l’image qu’il renvoie au sein de la population sont bien plus fortes que celles de la musique. Et cela a des retombées concrètes dans les arbitrages gouvernementaux. Il faut redorer le blason de la filière musicale. D’autant que la dynamique du marché est là.

Vous disiez que le métier d’éditeur avait changé, avec l’avènement du numérique et les années de crise du disque. Les éditeurs sont de plus en plus impliqués sur le début de carrière des artistes, et assument plus volontiers un rôle auparavant assuré par les maisons de disques. Cela a-t-il changé vos rapports avec ces dernières ?

Cela a tout changé. Ce rôle que nous assurons auprès de jeunes artistes est né d’une nécessité, pas d’une volonté. Les éditeurs assurent en effet une somme de tâches auparavant dévolues aux maisons de disques. Dont la production d’un premier EP ou d’un clip, qui servent à raconter une histoire, à créer un environnement et à trouver des partenaires pour le projet par la suite.
Il est aujourd’hui impossible de trouver un partenaire sur la foi d’un « guitare/voix » joué dans le bureau d’un directeur artistique en maison de disques. Les maisons de disques veulent un environnement, voir si l’artiste a quelques vidéos en ligne, s’il a déjà un début de communauté derrière lui, s’il tourne un peu…

Les maisons de disques ont laissé en partie ce champ libre du fait de la crise du disque. Cela nous a remis au centre du jeu, mais nous a obligés à procéder à de nouveaux investissements. Ces investissements, au regard des revenus éditoriaux qui restent assez maigres dans le segment en croissance qu’est le streaming, sont importants. Mais cela nous a obligés à sortir de notre zone de confort et nous a permis d’acquérir de nouveaux savoir-faire.
Et cela a forcément affecté la manière dont nous travaillons, dont nous signons les artistes et dont nous les développons. Nous sommes dans la position d’incubateurs de talents, qui ont besoin de faire exister leur projet pour, ensuite, y associer d’autres partenaires.

Comment appréhendez-vous la montée en puissance du streaming, qui, comme vous le disiez, ne profite pas autant aux éditeurs qu’aux maisons de disques ?

Pour les éditeurs, la première problématique relative au streaming consiste à être bien rémunérés pour les usages qui sont fait de leurs catalogues, et donc que les sociétés d’auteurs soient suffisamment bien outillées pour traiter correctement les données relatives aux titres qui sont consommés et pour bien répartir ensuite.
Les éditeurs ont mieux amorti la crise du disque dans la mesure où, lorsque les revenus issus de la vente de CD baissaient, d’autres sources sont venues compenser le manque à gagner, comme la synchronisation, où ils sont à 50/50 avec les maisons de disques. Aujourd’hui, sur le streaming, la part des auteurs-compositeurs et éditeurs est de 12,5 %, 15 % au mieux, là où les producteurs sont à 55 %.
Or, notre travail, comme je l’expliquais, a vraiment changé, et nos investissements aussi. Nous avons besoin d’une rémunération adéquate pour continuer à le faire. Dans l’économie actuelle, le bond du streaming nous profite très peu. Et lorsqu’on en parle avec des auteurs ou compositeurs qui sont de « pure players », qui n’ont pas de revenus d’interprète, cela devient vraiment compliqué. Si, à deux ou trois ans, le streaming doit représenter 60 % du marché, cela risque d’être problématique.

Par ailleurs, même si cela peut sembler plus anecdotique, les éditeurs n’ont pas accès aux données des plateformes de streaming, excepté lorsqu’ils sont eux-mêmes producteurs. Or, lorsque l’on voit à quel point cela nourrit la réflexion et les choix stratégiques de nos partenaires producteurs phonographiques, cela créé un vrai déséquilibre. Et puis cela n’est pas normal. Les services de streaming nous disent être peu ou pas équipés à ce jour pour nous sortir des données « éditeurs ». Soit, mais il va falloir que cela change. Je suis confiant, toutefois : les plateformes sont plutôt des partenaires, qui ont une forme d’ouverture par rapport à notre statut d’éditeur.

Qu’attendez-vous de la SACEM quant au streaming ?

La SACEM est consciente de la situation et se bat constamment pour obtenir de meilleurs taux. Même s’il ne faut pas que cela se fasse au détriment de nos partenaires producteurs. La  SACEM doit par ailleurs continuer à réduire ses coûts de gestion tout en améliorant son processus de répartition. On peut également attendre des évolutions sur la périodicité des paiements.

La question du crédit d’impôt étendu aux éditeurs phonographiques a été posée par le député Hervé Féron, dans le cadre de ses 20 propositions d’aide au développement des artistes émergents présentées à l’Assemblée nationale le 27/10/2016. Le ministère de la Culture s’est alors opposé au projet. Est-ce encore un sujet pour vous aujourd’hui ?

Oui. Le message peut être entendu, même si je ne sais pas à quelle échéance le projet peut se concrétiser. Avant cela, il faut que nous, éditeurs, travaillions et affinions encore le dossier. Quand le disque a obtenu son crédit d’impôt, c’est en insistant sur les dommages, bien réels, que subissait la profession. Ces dommages sont plus clairs et spectaculaires que ceux dont a pâti l’édition. Mais nos investissements et le rôle vertueux qu’ils ont pour l’ensemble de la filière tant sur le  plan de la qualité que sur celui de la diversité de l’offre artistique peuvent justifier la mise en place d’un tel mécanisme. C’est en tout cas le message que nous devons faire passer.
Nous avons besoin de chiffres frais sur notre secteur et de disposer d’un dossier solide pour repartir à la charge. Je trouve par ailleurs très stimulant que d’autres acteurs de la filière nous encouragent dans notre demande.

Comment s’est passée 2016 pour Sony/ATV France, et comment appréhendez-vous 2017 ?

2016 a été une belle année, réussie pour un certain nombre de développements, comme Petit Biscuit. Nous l’avons accompagné en l’aidant à donner corps à son projet, à aller sur scène, avec notre partenaire Asterios, dans de bonnes conditions. Je suis également heureux de la manière dont le succès colossal en streaming, puisqu’il s’agit de plus de 300 millions d’écoutes sur l’ensemble des plateformes, s’est transformé en un succès radio en France, résultat d’un travail de longue haleine  dans lequel nous avons soutenu le management de l’artiste et le travail des attachés de presse. Mehdi (Petit Biscuit, NDLR), malgré son jeune âge, a une vision très claire de sa musique, et fonctionne avec un modèle assez atypique, en distribution pure. C’est un bon exemple de la manière dont les cartes sont rebattues dans l’industrie, et dont l’approche des artistes vis-à-vis des maisons de disques a changé. Même si tous les projets ne peuvent pas se développer de cette manière avec autant de succès.
Sur les musiques urbaines, nous avons accompagné des artistes comme KeBlack, Lacrim. Et dans le domaine de la pop internationale, notre partenariat de longue date avec l’éditeur anglo-américain Reservoir/Reverb a donné cette année des résultats exceptionnels. Ainsi le compositeur Jamie Hartman a co-écrit « Human » de Rag’n’Bone Man, tandis que Ina Wroldsen contribuait à « How Deep Is Your Love » de Calvin Harris ou « Rockabye » de Clean Bandit.

Nous voyons également les premiers résultats de jeunes artistes que nous avons développés ces derniers mois. Comme le duo folk-electro Diva Faune, dont nous sommes également coproducteurs avec le groupe et que nous avons placé en licence chez notre partenaire Play Two (pour lequel nous assurons par ailleurs la gestion de leur catalogue éditorial). Nous sommes déjà à près d’un million et demi de streams pour le premier single « Shine On My Way » sur Spotify, plateforme qui nous a soutenus dès la sortie. Et nous sommes rentrés sur Virgin et RTL2 récemment.
Et puis nous poursuivons notre collaboration avec des artistes comme Ibrahim Maalouf, Fredrika Stahl, qui a composé la bande originale du film documentaire césarisé « Demain », ou Avishai Cohen, qui signe la bande originale du nouveau film d’Olivier Nakache et Eric Toledano « Le sens de la fête », en plus de sortir un nouvel album, « 1970 », en octobre prochain.
Chaque artiste est différent, demande des investissements et un développement sur mesure. Un artiste de la maison comme Antoine Elie, qui vient de signer chez Polydor et va travailler avec Asterios pour le tour, a demandé deux ans de travail, pour construire le positionnement, l’image et l’environnement.

Quel bilan tirez-vous du rachat d’EMI Music Publishing, 5 ans après la fusion des équipes et du catalogue ?

La greffe a bien pris et la complémentarité des catalogues nous a permis de progresser sur des segments de marché comme la synchronisation, par exemple. Un catalogue aussi fantastique nous a rendus quasi incontournables dans le secteur, à la fois de la publicité mais aussi du cinéma. Globalement, l’arrivée du catalogue EMI nous a permis de progresser en part de marché, sur tous les types d’exploitation.

Sony a racheté aux héritiers de Michael Jackson les 50 % qu’ils détenaient dans la joint-venture Sony/ATV. Quelles sont les conséquences à attendre, maintenant que Sony contrôle 100 % du capital de la structure ?

Des changements auraient pu intervenir si l’inverse s’était produit et que les héritiers avaient racheté sa part à Sony, comme leurs conseillers l’avaient imaginé semble-t-il un moment. Cela aurait ouvert un champ des possibles très large. Le rachat par Sony ne change pas notre travail au quotidien, mais cela apporte plus de stabilité et envoie un signal fort sur la volonté de Sony d’investir dans l’édition musicale.

NEWS DE L’EDITION 06/2017 (EN PARTENARIAT AVEC NEWS TANK CULTURE)

AIDE A L’INNOVATION ET A LA TRANSITION NUMERIQUE DANS LA MUSIQUE: 43 PROJETS SOUTENUS EN 2016

• 43 projets soutenus en 2016 (sur 52 demandes) pour un total cumulé d’aides de 1,3 M€,
• 31 projets aidés émanant de producteurs phonographiques, 2 de distributeurs, 2 de plateformes de musique en ligne et 8 d’intermédiaires techniques,
• Des aides variant de 7 400 € à 50 000 €, et couvrant en moyenne 19 % des financements nécessaires à la mise en œuvre des projets,
tels sont quelques-uns des chiffres-clés du rapport d’activité 2016 de la Commission de l’aide à l’innovation et à la transition numérique de la musique enregistrée, dispositif de soutien mis en place par le ministère de la Culture (effectif depuis un décret publié au JO le 22/10/2016), dont News Tank prend connaissance le 16/06/2017.

Les projets présentés par les producteurs se concentrent sur les objectifs suivants :
• Création, refonte ou ajout de nouvelles fonctionnalités de sites Internet,
• Développement de la politique de promotion et de communication autour des réseaux sociaux,
• Numérisation du fonds de catalogue,
• Prospection sur les marchés internationaux (notamment Canada, Angleterre, Afrique de l’Ouest),
• Débouchés sur le marché de la synchronisation et de la musique à l’image.

« Les projets présentés par les autres types de structures sont davantage diversifiés, avec un axe sur la modernisation de la gestion des catalogues et du référencement pour les distributeurs, et une prépondérance des projets de diversification des mécanismes de recommandation pour les plateformes et les intermédiaires techniques », note le rapport.

Les demandes adressées au Bureau du financement des industries culturelles dans le cadre de l’appel à projets

52 demandes dont

  • 37 producteurs phonographiques
  • 3 distributeurs
  • 4 plateformes musique en ligne
  • 8 intermédiaires techniques

Cumul des montants d’aides demandés : 2 010 237 €
Soit une demande d’aide moyenne de l’ordre de 38 660 €

Origine géographique des demandeurs :

  • Grand Est : 2
  • Nouvelle-Aquitaine : 3
  • Auvergne-Rhône-Alpes : 8
  • Bourgogne-Franche-Comté : 1
  • Corse : 2
  • Île-de-France : 31
  • Occitanie : 1
  • Hauts de France : 2
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : 2
  • Les projets retenus

44 projets ont reçu un avis favorable, pour un montant total de 1 337 100 € attribués (1 porteur de projet s’est finalement retiré du dispositif)
22 ont fait l’objet d’une proposition d’un montant d’aide inférieur à la demande initiale
6 refus
2 reports

Économie des projets soutenus

Ensemble des dépenses inscrites dans les budgets prévisionnels des bénéficiaires : « plus de 7,2 M€ »
dont « près de 5,2 M€ » pour les producteurs phonographiques.
Le montant de subventions attribuées par le ministère représente 1,3 M€, soit 19 % des financements nécessaires à la mise en œuvre de ces projets.
Répartition des dépenses

Dépenses d’investissement : 2,54 M€
Dépenses de fonctionnement (hors salaires) : 1,53 M€
Dépenses salariales : 3,13 M€

Répartition des dépenses d’investissement :

Développements informatiques : 54 %
Numérisation de contenus : 15 %
Brevets/R&D : 13 %
Matériels informatiques : 9 %
Matériels audiovisuels 7 %
Mobilier 2 %

Quelques-uns des bénéficiaires de l’aide:

Arion (label)
Projet : Numérisation de l’ensemble des éléments de son catalogue – sons, images, textes – « afin de le rendre disponible dans le monde entier »

Cristal Groupe (label)
Projet : Se doter de sites marchands, pour ses 5 labels, « répondant technologiquement aux attentes des consommateurs »

Digital Music Solutions (lié au label No Mad Music)
Projet : « Application interactive NomadPlay, qui permettra aux musiciens amateurs de lire la musique mais également de jouer avec »

Ici d’Ailleurs (label)
Projet : « Nouvelle version du site permettant d’offrir une image plus actuelle au label, d’optimiser les achats en ligne via une plateforme dédiée, et de favoriser la communication autour des artistes produits »

Jarring Effects (label)
Projet : « Projet commun de développement autour de la gestion des métadatas »

Les disques Entreprise (label)
Projet : Financer l’embauche d’un superviseur musical/responsable de la post-production sonore, pérenniser le contrat d’une chef de projet, et financer des investissements en matériels (logiciels, nouveaux matériels informatiques et autres équipements)

Ricordu Editions-Productions (label)
« Sauvetage des bandes magnétiques qui se détériorent » et « mise sur le marché de nombreux titres inexistants en numérique »

Scherzo Concerts (label)
Projet : « CréaMusic Lab, outil numérique permettant aux labels et éditeurs de musique indépendants de faire connaître leurs catalogues auprès des acteurs du marché de la synchronisation et de la musique à l’image »

Idol (distributeur)
Projet : « TheirMusic, un espace collaboratif de contenu musical qui privilégie découvertes et qualité artistique. Fort d’un positionnement original et d’une technologie innovante, TheirMusic se place comme une nouvelle plateforme média pour les artistes et labels indépendants à travers le monde »

Vinyl It (disquaire en ligne)
Projet : « Développement de bornes de créations de vinyles personnalisés mises en place en magasins physiques »

Music Story (intermédiaire technique)
Projet : International Metadata for Music Services, projet qui a pour objectif « d’internationaliser l’offre de Music Story en répondant au besoin de couverture de données spécifiques à chaque pays, en traitant de nouvelles sources de métadonnées et en optimisant sa qualité de service face à la volumétrie croissante des données. »

Jarring Effects

Nom de la société

Jarring Effects Label

Nom du Dirigeant

David Morel  aka Monsieur MO

Présentation et rapide historique de la société

Jarring Effects est une maison musicale indépendante, spécialisée dans les musiques indie et anticonformistes depuis 1995. À l’origine orienté vers le dub, Jarring Effects s’est peu à peu diversifié, en produisant des artistes de hip-hop, de pop/rock/noise et de musiques électroniques. Dans une dynamique d’accompagnement global, pour répondre aux sollicitations du marché et achever le positionnement 360° de Jarring Effects la branche éditoriale (JFX Publishing) est créée en 2013.

2013 est également marqué par une collection de projets internationaux  initié par Jarring Effects avec la rencontre artistique, humaine et culturelle d’artistes français et sud-africains articulée autour d’un  disque,  d’un  documentaire,  d’expositions  et  de  la  médiation  culturelle  avec le projet CAPE  TOWN EFFECTS. Le second volet de cette collection s’est réalisé en 2015 avec, cette fois-ci, des artistes français et de Detroit (Etats-Unis) sous le nom de code D.Lights. Un troisième volet a lieu en 2017, et l’histoire se passe en Colombie…

Aujourd’hui  Jarring Effects se compose de plusieurs activités complémentaires couvrant  le champs de la musique enregistrée. Studio d’enregistrement (JFX Studio), formation, un net label (JFX Lab), le label se diversifie afin de répondre aux demandes des artistes au sein d’un secteur en crise. Sa forme juridique, une coopérative (Scop Arl) permet à ses salariés d’avoir le statut d’associé, ce qui mobilise les forces de chacun au sein d’un projet collectif œuvrant pour la diversité culturelle et l’intérêt général.

Jarring Effects est l’un des lauréats du programme FRENCH VIP 2016 en partenariat avec la SACEM, le MIDEM, le BUREAU EXPORT et le FCM.

Activité de la société, type de répertoire édité

Notre activité principale et historique, c’est producteur phonographique depuis 1998. Nous avons notre propre studio d’enregistrement, nous sommes éditeur seulement depuis quelques années, nous organisons des formations en MAO et sur les contrats de la musique, nous développons depuis 2013 une activité de producteur audiovisuel en réalisant des documentaires décalés sur nos propres projets. Notre répertoire est typé musique actuelle, avec une forte tendance électronique, intégrant également du hip hop, de la pop, et la nouvelle musique du monde, une world music qui sort du folklore et qui s’exprime dans le monde entier.

Parcours professionnel
Morel David aka Monsieur MO

J’ai 47 ans, je suis gérant et associé-salarié de la SCOP JARRING EFFECTS LABEL, activiste des musiques actuelles depuis toujours, promoteur de l’économie solidaire et sociale, je me démène au quotidien au sein de l’industrie du disque pour défendre des artistes talentueux et iconoclastes, dignes ambassadeurs d’une culture alternative « dissonante » (les effets dissonants), basée sur le partage des talents et des savoirs-faire. Engagé dans de multiples projets fédérateurs (SMA, CD1D, FEPPRA), je suis un acteur militant de la diversité culturelle.

Année d’adhésion à la CSDEM

2013 je crois…

Pourquoi adhérer ? Que représente le fait d’être adhérent de la CSDEM ?

C’est défendre ses droits et s’informer dans une structure habilité à le faire. C’est être plus fort au sein d’un groupe. C’est apprendre (pour nous) un nouveau métier tout en étant conseillé et avisé, car nous sommes un jeune éditeur ! Mais ce milieu reste une jungle que l’on doit arpenter avec sagesse, doublé d’une sacrée dose de caractère pour supporter les critiques, les refus, les commentaires surréalistes sur les créations de nos auteurs…

Votre vision de votre métier d’éditeur aujourd’hui ?

En plein évolution, car en forte concurrence, avec des conditions financières de plus en plus difficiles, un droit de la propriété intellectuelle bafoué dans ce nouveau monde numérique, une méconnaissance totale des règles par les nouveaux acteurs de cette nouvelle économie ! nous avons du travail pour défendre les œuvres de nos artistes ! Ce métier est fondamental pour préserver la création sous toutes ses formes, et demande de multiples compétences pour répondre aux besoins de nos artistes, on est un peu avocat, conseiller fiscal, manager, nounou, banquier, label, tourneur, réalisateur, écrivain…

et demain ?

Je m’intéresse de très près à la technologie Blockchain, je pense que c’est une voie d’avenir pour les sociétés de gestions de droits d’auteurs et de droits voisins, sans oublier les royautés à verses aux ayants-droits. Aujourd’hui cela devient complexe de le faire, car les données numériques deviennent conséquentes à analyser (malgré le peu de revenus en soi). Il m’importe de ne pas perdre du temps et de pouvoir payer les artistes le plus vite possible par le biais de nouvelles technologies de partage, sécurisées, fiable, saines, bref gagner du temps pour se consacrer à l’essence même de notre métier, et non finir en greffier 2.0 !

Une conclusion?

Etre un éditeur ce n’est pas être à la recherche du profit, il s’agit de défendre les droits de nos auteurs et de leurs œuvres, par passion, par goût, et non selon un opportunisme basé sur des modes éphémères. C’est un travail de fond, qui nécessite du temps et des investissements humains et financiers. Avec Jarring Effects,  nous prenons ce temps !

Contact :

Jarring Effects

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Le TOP 20 BOEM de Mai 2017

Retrouvez chaque mois, le top des paroles de la base BOEM les plus consultées en partenariat avec Paroles.net. Ce classement reflète les pages visitées entre le 1er et le 31 Mai. Les « * » signalent les entrées dans ce top.

Position Artiste Titre Page Vues
1 Soprano Roule 43727
2 Vianney Je m’en Vais 37604
3 KeBlack Bazardée 29053
4 Vianney Moi aimer Toi 23683
5 Charles Aznavour La Bohème 18379
6 Francis Cabrel Je L’aime A Mourir 16743
7 La Reine Des Neiges Libérée Délivrée 13809
8 Edith Piaf L’Hymne A L Amour 13025
9 Renaud Mistral Gagnant 12703
10 Jacques Brel Ne Me Quitte Pas 11852
11 Edith Piaf La Vie En Rose 11309
12 Demis Roussos On Ecrit Sur Les Murs 11243
13 Joyce Jonathan Les filles d’aujourd’hui 10550
14 Céline Dion Pour Que Tu M’aimes Encore 10531
15 Maître Gims Sapés Comme Jamais 9864
16 Black M Sur ma route 9815
17 Jacques Brel Quand On N’a Que L’amour 9670
18* Joe Dassin Les Champs-Elysées 8492
19* Hugues Aufray Santiano 8381
20* Gérard Lenorman Si J’etais President 8378

NEWS DE L’EDITION 05/2017 (EN PARTENARIAT AVEC NEWS TANK CULTURE)

« L’EUROPE DOIT PROTEGER CEUX QUI SONT LE MAILLON LE PLUS FRAGILE DE LA CREATION » (J.N. TRONC)

« Autant le projet de directive sur la réforme du droit d’auteur, publié par la Commission (le 14/09/2016, NDLR), a été plutôt une bonne surprise, autant les premières discussions au Parlement Européen sont inquiétantes. Sans vouloir entrer dans des considérations juridiques trop techniques, le projet de rapport de Mme Comodini Cacchia (députée européenne maltaise, NDLR) revient sur le critère déterminant permettant d’engager la responsabilité des plateformes, à savoir le rôle actif qu’elles jouent dans l’exploitation de biens culturels. En choisissant de ne plus définir ce qui constitue le rôle actif joué par les plateformes, Mme Comodini vide en réalité de toute leur substance les obligations mises à la charge des plateformes par la Commission. Le risque est que ces plateformes puissent continuer à échapper à leur responsabilité en se réfugiant derrière les dispositions de la directive commerce électronique de 2000, pourtant désormais complètement dépassée », écrit Jean-Noël Tronc, directeur général de la Sacem, dans un article publié sur son site le 16/05/2017.

« La question est d’autant plus cruciale, et la mobilisation des acteurs de la culture d’autant plus nécessaire, que les plateformes Internet, essentiellement extra-européennes, mènent une intense action de lobbying à Bruxelles. Si, comme l’a rappelé le nouveau Président de la République française, la confiance dans l’avenir passe par une Europe forte et protectrice, alors celle-ci doit aussi protéger ceux qui sont le maillon le plus fragile de la création artistique, mais sans lesquels il n’y aurait pas de création à l’heure du numérique, les auteurs et leur droit à vivre de leur travail grâce au droit d’auteur », poursuit-il.

« FAIRE ENTENDRE QUE LA DIVERSITE EST AU COEUR DE L’IDENTITE CULTURELLE EUROPEENNE N’A PAS ETE SIMPLE » 

  • « Alors que nous fêtions le 25/03/2016 les 60 ans du texte fondateur de l’Union européenne, Mme Comodini Cachia, eurodéputée maltaise du PPE (affiliation européenne du parti Les Républicains) présentait ses amendements sur la réforme du droit d’auteur dans le marché unique numérique. Ces propositions remettent en question l’important travail entrepris par la Sacem et de nombreux acteurs de la culture depuis 2014.
  • À son arrivée, le Président de la Commission européenne, M. Juncker, avait promis de “briser les barrières nationales du droit d’auteur“, préalable selon lui à la construction d’un grand marché numérique européen.
  • Cette vision résultait de l’idée, fondamentalement fausse, que le droit d’auteur, invention européenne, freinerait l’essor du numérique.
  • À la suite de ce discours, une vaste mobilisation avait vu le jour à l’échelle de l’Europe, pour réorienter le projet bruxellois. La France et d’autres États membres ont mis la Commission en garde contre les risques d’un affaiblissement du droit d’auteur. Des parlementaires européens de gauche comme de droite se sont mobilisés, des dizaines de milliers d’artistes d’Europe et du monde entier ont signé des appels alertant sur l’urgence de protéger leurs droits dans l’économie numérique.
  • Nous avons mené, en parallèle, un important travail de conviction sur le sujet du droit d’auteur auprès des deux commissaires européens en charge du dossier à Bruxelles – l’Allemand Günther Oettinger et l’Estonien Andrus Ansip, ainsi qu’auprès du Président Jean-Claude Juncker.
  • Faire valoir auprès de la Commission européenne que la culture est le troisième employeur européen et que le droit d’auteur n’est pas un obstacle à la circulation des œuvres de l’esprit, mais au contraire la condition sine qua non de leur existence et de leur richesse, a été un combat âpre et de longue haleine.
  • Faire entendre que la diversité est au cœur de l’identité culturelle européenne n’a pas été simple. Pourtant, la très libre circulation des films et séries américains en Europe est la meilleure illustration que l’exception culturelle, loin d’être un protectionnisme dépassé, est le principe indispensable à la vitalité de la création en Europe.
  • Ce travail et la mobilisation sans précédent des artistes européens ont porté leurs fruits et ont conduit la Commission européenne à revoir sa position, en apportant aux créateurs des garanties face aux grands acteurs Internet.
  • La proposition de directive publiée en septembre dernier a ainsi reconnu un principe fondamental pour le futur des industries culturelles et créatives : celui d’un nécessaire partage équitable de la valeur entre les créateurs et les plateformes comme YouTube, dont les revenus publicitaires exponentiels reposent essentiellement sur la diffusion de contenus culturels, sans pour autant rémunérer équitablement les créateurs.
  • Le projet de directive prévoit ainsi l’obligation pour les plateformes de négocier des licences avec les titulaires de droits, et la mise en place de procédés techniques permettant de mieux identifier les œuvres, ou d’empêcher leur exploitation illégale. Un cercle vertueux donc : des artistes et des œuvres toujours plus nombreux sur Internet, mais mieux rémunérés et gardant un contrôle sur leurs œuvres que ce soit directement ou à travers leurs sociétés d’auteurs, qui sont leur indispensable outil commun à l’heure du numérique.
  • Sur ce point, la Commission européenne, qui cristallise souvent les critiques puisque c’est elle qui est à l’origine des propositions de directives et de règlements, a réellement amélioré son texte. Mais ce n’est qu’une étape du processus législatif européen. La proposition de directive est maintenant en discussion devant le Parlement européen qui va pouvoir amender ce projet, et sera également discutée par les Etats membres au sein du Conseil.
  • Or, autant le projet de directive sur la réforme du droit d’auteur, publié par la Commission, a été plutôt une bonne surprise, autant les premières discussions au Parlement Européen sont inquiétantes.
  • Sans vouloir entrer dans des considérations juridiques trop techniques, le projet de rapport de Mme Comodini Cacchia revient sur le critère déterminant permettant d’engager la responsabilité des plateformes,  à savoir le rôle actif qu’elles jouent dans l’exploitation de biens culturels.
  • En choisissant de ne plus définir ce qui constitue le rôle actif joué par les plateformes, Mme Comodini vide en réalité de toute leur substance les obligations mises à la charge des plateformes par la Commission. Le risque est que ces plateformes puissent continuer à échapper à leur responsabilité en se réfugiant derrière les dispositions de la directive commerce électronique de 2000, pourtant désormais complètement dépassée.
  • Si ce projet de rapport ne préjuge pas de la position qui sera celle finalement adoptée par le Parlement européen, il est particulièrement préoccupant, au point que de nombreux parlementaires de son propre groupe politique se sont opposés publiquement aux propositions de Mme Comodini Cacchia en soulignant que sa position ne reflétait pas celle du PPE.
  • La question est d’autant plus cruciale, et la mobilisation des acteurs de la culture d’autant plus nécessaire, que les plateformes Internet, essentiellement extra-européennes, mènent une intense action de lobbying à Bruxelles.
  • Si, comme l’a rappelé le nouveau Président de la République française, la confiance dans l’avenir passe par une Europe forte et protectrice, alors celle-ci doit aussi protéger ceux qui sont le maillon le plus fragile de la création artistique, mais sans lesquels il n’y aurait pas de création à l’heure du numérique, les auteurs et leur droit à vivre de leur travail grâce au droit d’auteur. »

    Jean-Noël Tronc

 

Bleepmachine

Nom de la société

Bleepmachine

Nom du Dirigeant

Vincent Nayrolles

Fonction dans la société

Fondateur et directeur

Présentation et rapide historique de la société

Bleepmachine est une maison d’édition et un label indépendant.

Depuis sa création en 2005, elle collabore avec une poignée d’auteurs-compositeurs-interprètes qu’elle accompagne sur l’ensemble de leur projets : Barthélémy Corbelet (Barth, Hollie Cook, Bosco Rogers), Axel Concato (Axel And The Farmers, The Narcoleptic Dancers, 99 Trees, Pi Ja Ma), le compositeur, orchestrateur et arrangeur Yoann Le Dantec, et depuis peu la chanteuse et illustratrice Pauline de Tarragon aka Pi Ja Ma.

Bleepmachine représente également en France les réalisateurs anglais Mike « Prince Fatty » Pelanconi (Graham Coxon, Lily Allen, Barth, Hollie Cook) et Benedic Lamdin (Gregory Porter, Laura Mvula, Jamie Cullum).

Bleepmachine, c’est une petite famille qui partage l’amour de la cuisine aveyronnaise et de la musique anglo-saxonne. Et réciproquement.

Activité de la société, type de répertoire édité

La maison est spécialisée en pop, rock et en musique de films.

Elle développe peu de projets mais les accompagne depuis leur création jusqu’à leur exploitation en France et en Angleterre, puis dans le monde. Il lui arrive régulièrement de concevoir des projets ex nihilo (c’était pour le plaisir d’employer une locution latine).

La synchronisation est un axe prioritaire de développement.

Bleepmachine est le plus souvent éditeur des œuvres et co-producteur des enregistrements avec ses artistes. Ce qui garantit à l’équipe un contrôle artistique et stratégique absolu.

De facto (et de deux) Bleepmachine est manager des artistes.

Parcours professionnel
Vincent Nayrolles

Rien à voir avec la choucroute, mais j’ai débuté en tant qu’auditeur dans le pôle audiovisuel du cabinet Mazars après une école de commerce.

On a rapidement compris qu’on n’était pas faits pour s’entendre. J’ai alors tout planté pour passer un DESS de droit d’auteur. Le sujet de mon mémoire d’admission : « Pourquoi l’édition va revenir au centre du jeu dans l’industrie musicale ? ».

J’ai ensuite connu diverses expériences dans la musique avec l’idée que pour apprendre le métier d’éditeur, il est bon avoir une vision globale du secteur.

J’ai d’abord été chef de projets chez Labels, puis conseil marketing et stratégique chez Warner Classics.

C’est là, avec mon patron de l’époque, que j’ai monté ma première boite Contagion : une agence de développement d’artistes en musique classique et en musique électronique et un studio de création multimédia… qui s’est lamentablement plantée 2 ans plus tard. C’était en 2001.

J’ai aussitôt remonté une boite, mais seul cette fois-ci : Bleep, une agence de management et de conseil artistique, qui est devenue Bleepmachine 4 ans plus tard.

En parallèle de mon activité d’indépendant, j’ai été conseiller artistique classique du Printemps de Bourges et attaché de presse chez V2. Puis j’ai découvert le monde de la librairie musicale en devenant producteur et directeur artistique de Koka Media (devenu Universal Publishing Production Music). Enfin, je suis passé du côté obscur de la force… dans la pub : Head of Music & Sound de Young & Rubicam (en anglais ça claque plus), j’étais responsable des musiques de toutes les campagnes des clients de l’agence : Danone, Bel, FDJ, Colgate-Palmolive, etc.

Aujourd’hui, je suis 100% indépendant. Je partage mon temps entre Bleepmachine et HiFi, une agence de conseil en stratégie musicale auprès des marques que j’ai lancée l’an dernier.

Année d’adhésion à la CSDEM

2016. Peut-être parce que je ne me sens vraiment légitime en tant qu’éditeur que depuis peu.

Pourquoi adhérer ? Que représente le fait d’être adhérent de la CSDEM ?

Parce que l’union fait la force pour défendre les intérêts de la profession.

Parce qu’il est toujours enrichissant d’échanger entre professionnels d’un même secteur.

Car c’est un métier qui est à la fois essentiel pour la musique mais très obscur pour beaucoup de gens, et notamment pour beaucoup de professionnels et d’artistes : il faut inlassablement faire œuvre de pédagogie.

Votre vision de votre métier d’éditeur aujourd’hui ?

L’éditeur est plus que jamais au cœur de la création musicale.

Il fait émerger les talents, les accompagne, les guide. Il aide à faire naitre les œuvres et à leur faire rencontrer leur public.

Comme un artisan ou un vigneron, c’est un métier qui exige beaucoup de soin, d’attention, de passion, de patience et de savoir-faire.
Et puis c’est un métier aux multiples facettes : artistique, bien sûr, mais aussi stratégique, marketing, financière, juridique.

et demain ?

Pareil qu’hier et qu’aujourd’hui. Et plus encore.

Une conclusion?

Si on m’avait dit un jour que je serais payé pour écouter de la musique… Pourvu que ça dure.

Contact :

Bleepmachine

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Le TOP 20 BOEM d’Avril 2017

Retrouvez chaque mois, le top des paroles de la base BOEM les plus consultées en partenariat avec Paroles.net. Ce classement reflète les pages visitées entre le 1er et le 30 Avril. Les « * » signalent les entrées dans ce top.

Position Artiste Titre Page Vues
1 Soprano Roule 56868
2 Vianney Je m’en Vais 48371
3 KeBlack Bazardée 42211
*4 Vianney Moi aimer Toi 19676
5 Charles Aznavour La Bohème 19005
6 La Reine Des Neiges Libérée Délivrée 15749
7 Demis Roussos On Ecrit Sur Les Murs 14865
8 Joyce Jonathan Les filles d’aujourd’hui 12975
9 Francis Cabrel Je L’aime A Mourir 12456
10 Jacques Brel Ne Me Quitte Pas 11521
11 Maître Gims Sapés Comme Jamais 11441
12 Renaud Mistral Gagnant 11433
13 Edith Piaf L’Hymne A L Amour 10392
14 Black M Sur ma route 9664
15 Céline Dion Pour Que Tu M’aimes Encore 9551
16 Soprano Mon Everest 9429
*17 Edith Piaf La Vie En Rose 9110
18 Christophe Maé Il Est où le Bonheur 8326
19 Booba DKR 8286
*20 Jacques Brel Quand On N’a Que L’amour 7678