SIGNATURE DU CODE DES USAGES ET DES BONNES PRATIQUES DE L’EDITION DES ŒUVRES MUSICALES : UN ACCORD HISTORIQUE ENTRE CRÉATEURS ET ÉDITEURS

Au nom des 105 entreprises qui la composent, la CSDEM, Chambre Syndicale De l’Edition Musicale, se félicite de la signature du Code des usages et des bonnes pratiques de l’édition des œuvres musicales qui a eu lieu le 4 octobre en présence de la Ministre de la Culture. Elle tient à particulièrement saluer le travail des médiateurs Madame Isabelle Maréchal et Monsieur Serge Kancel nommés par le Ministère et sans qui ce code n’aurait pas abouti.

Résultat d’un intense travail de plus de deux ans entre les auteurs, compositeurs et les éditeurs, ce code a pour objet d’assurer aux uns et aux autres un cadre juridique équilibré :  des précisions sont apportées dans les contrats d’édition sur la publication, l’exploitation permanente et suivie de l’œuvre, les modalités de calcul de la rémunération mais aussi la transparence des comptes afin d’améliorer les modalités de discussions entre l’auteur et l’éditeur. La création d’une commission de conciliation témoigne également de la volonté commune des intéressés de toujours favoriser le dialogue.

À travers la signature de ce Code, c’est un accord historique qui est conclu.

Télécharger le Code des usages et des bonnes pratiques de l’édition des œuvres musicales

Appel à candidature pour French VIP 2018 !

Chers membres,

chers jeunes éditeurs qui ne nous ont pas encore rejoints (Il est encore temps !),

L’opération French VIP (Vanguard of Independent Publishers) initiée par la Sacem avec le Midem, le Bureau Export, la Csdem et le FCM, accompagne et valorise lors de grands rendez-vous musicaux (salons, festivals) le travail de jeunes éditeurs indépendants.

Les candidatures au dispositif pour la prochaine saison 2018 sont ouvertes jusqu’au 10 novembre 2017.

Elles doivent être adressées par email à notre déléguée générale, Sophie Waldteufel à: swaldteufel@csdem.org

Les  conditions ?

Les French VIP doivent :

  • avoir moins de dix ans d’existence
  • être membres de la CSDEM et de la Sacem
  • faire du développement d’artistes tourné vers le live et l’export

Et si c’était vous ?

NEWS DE L’EDITION 09/2017 (EN PARTENARIAT AVEC NEWS TANK CULTURE)

THINK CULTURE 2017: « Reconnaître la pertinence et la modernité du droit d’auteur » (Constance Le Grip)

« Au sein du Parlement européen, il y a incontestablement une majorité en cours de cristallisation pour reconnaître la pertinence et la totale modernité du droit d’auteur. Adapter le cadre réglementaire européen à l’ère numérique ne veut en rien dire l’affaiblir, le restreindre ou le soumettre à d’autres contraintes », déclare Constance Le Grip, vice-présidente de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation Assemblée nationale et ancienne députée européenne (2010-2017), lors de l’atelier « L’Europe de la culture toujours en devenir : quelle ambition pour le droit d’auteur et les droits voisins ? », organisé dans le cadre de Think Culture 2017 à l’université Paris-Dauphine le 05/09/2017. « Il y a eu une révolution dans l’appréhension des sujets liés au droit d’auteur. Même si tout n’est pas parfait, même si le diable se cache dans les détails, même si certaines dispositions méritent d’être clarifiées, nous constatons une prise en considération de plusieurs objectifs », ajoute David El Sayegh, secrétaire général de la Sacem.

« Il me semble important de ne pas trop en attendre de l’Union européenne, et c’est tant mieux. L’Union européenne, notamment sur le secteur culturel, est une mosaïque de la réalité tellement diverse que je crois qu’il ne faut pas harmoniser de façon trop forte. (…) L’Europe doit faire émerger les grands acteurs de l’Internet de demain mais elle n’y arrive pas. De fait, sa démarche reste exclusivement défensive. C’est un problème majeur », estime pour sa part Hervé Rony, directeur général de la SCAM.

News Tank rend compte des échanges.

« Reconnaître la pertinence et la totale modernité du droit d’auteur » Constance Le Grip, vice-présidente de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation, Assemblée nationale

– « L’état d’esprit qui m’anime c’est un état de vigilance extrême, absolue, vis-à-vis des textes actuellement en discussion au sein des institutions européennes. Cet état d’esprit doit être partagé au niveau national et dans les différentes instances européennes.
– Sur un certain nombre d’inquiétudes qu’avait généré le fait de réviser la directive SMA, nous avons eu quelques bonnes surprises, notamment en termes de quotas. Nous sommes néanmoins dans une phase finale de discussion où la vigilance extrême s’impose.
– L’autre grand paquet législatif concerne le droit d’auteur. Là aussi, nous avons eu de bonnes surprises par rapport à ce que nous avons pu craindre au début des discussions. Le pire a été évité.
– Les mécaniques de discussion, de négociation, de compromis, à l’intérieur de l’Union européenne font que nous ne sommes jamais à l’abri d’une mauvaise surprise.
– Au sein du Parlement européen, il y a incontestablement une majorité en cours de cristallisation pour reconnaître la pertinence et la totale modernité du droit d’auteur. Adapter le cadre réglementaire européen à l’ère numérique ne veut en rien dire l’affaiblir, le restreindre ou le soumettre à d’autres contraintes.
– Pour la première fois, s’est constitué au sein du Parlement européen un intergroupe pour les industries créatives et culturelles. Son objectif est d’être un puissant levier pour mobiliser, à travers les clivages partisans et nationaux, les parlementaires en faveur d’un système de financement pérenne de la culture, de la diversité culturelle européenne.
– Nous sommes passés d’une appréhension technique des sujets à un combat pour un certain type de valeurs, de politiques, en faveur de la diversité culturelle européenne. »

 

« Jamais le droit d’auteur n’a tué les industries qui diffusent les œuvres » Marie-Anne Ferry-Fall, directrice général de l’ADAGP

– « Nos dernières années ont été des années de combat au niveau européen.
– Nous avons réussi, sur deux arguments forts, à faire évoluer les choses. D’une part, l’argument de la diversité culturelle. Le numérique est une chance inouïe pour accéder aux œuvres mais cela a tendance à focaliser l’attention sur quelques blockbusters. Le numérique doit rémunérer toutes les filières, toute la chaîne de la création. D’autre part, l’argument de l’économie de la culture. Les sociétés technologiques étaient centrées sur le prisme de l’économie. Nous nous sommes regroupés au sein du collectif France Créative pour faire émerger dans le débat national et européen le poids de l’économie culturelle et créative.
– Nous sommes le troisième secteur économique en Europe, derrière l’hôtellerie/restauration et le bâtiment. Cette donnée a attiré l’attention des politiques et nous avons réussi à leur expliquer que le droit d’auteur était un composant fondamental de cette vitalité.
– Nous sommes confrontés à un opérateur qui lamine le secteur des arts visuels : les moteurs de recherche d’images. Ce sont de véritables banques de données d’images. Ces fichiers numériques d’images circulent et assèchent l’économie des auteurs. Les décisions récentes de la Cour de justice européenne disent qu’il est délicat que la France légifère toute seule.
Sur le Brexit, l’enjeu pour notre secteur concerne le droit de suite. C’est le droit économiquement le plus important pour les artistes plasticiens. »

 

Le TOP 20 BOEM d’Août 2017

Retrouvez chaque mois, le top des paroles de la base BOEM les plus consultées en partenariat avec Paroles.net. Ce classement reflète les pages visitées entre le 1er et le 31 Août 2017. Les « * » signalent les entrées dans ce top.

Position Artiste Titre Page Vues
1 Soprano Coeurdonnier 49653
2 Marie Myriam L’oiseau Et L’enfant 16799
3 Francis Cabrel Je L’aime A Mourir 14589
4 Jeanne Moreau Le Tourbillon 13896
5 Vianney Je m’en Vais 13480
6 La Reine Des Neiges Libérée Délivrée 12786
7 Vianney Moi aimer Toi 12091
8 Edith Piaf L’Hymne A L Amour 11960
9 KeBlack Bazardée 11386
10 Soprano Roule 10877
11* Arcadian Ton Combat 10149
12 Renaud Mistral Gagnant 10121
13 Céline Dion Pour Que Tu M’aimes Encore 9917
14 Jacques Brel Ne Me Quitte Pas 9733
15 Edith Piaf La Vie En Rose 9422
16 Maître Gims Sapés Comme Jamais 7633
17 Hugues Aufray Santiano 7599
18* Charles Aznavour La Bohème 7503
19 Black M Sur ma route 6943
20* Ash Kidd Lolita 6809

Le TOP 20 BOEM de Juillet 2017

Retrouvez chaque mois, le top des paroles de la base BOEM les plus consultées en partenariat avec Paroles.net. Ce classement reflète les pages visitées entre le 1er et le 31 Juillet. Les « * » signalent les entrées dans ce top.

Position Artiste Titre Page Vues
1 Soprano Coeurdonnier 48287
2* Marie Myriam L’oiseau Et L’enfant 23389
3 Vianney Je m’en Vais 18240
4 Charles Aznavour La Bohème 18156
5 Soprano Roule 18113
6 Vianney Moi aimer Toi 17169
7 KeBlack Bazardée 16081
8* Calogero Les Feux D’artifice 15865
9 Francis Cabrel Je L’aime A Mourir 13880
10 La Reine Des Neiges Libérée Délivrée 13699
11 Edith Piaf L’Hymne A L Amour 12110
12 Céline Dion Pour Que Tu M’aimes Encore 11624
13 Renaud Mistral Gagnant 10639
14* Jeanne Moreau Le Tourbillon 10106
15 Jacques Brel Ne Me Quitte Pas 9982
16 Edith Piaf La Vie En Rose 9915
17 Maître Gims Sapés Comme Jamais 9390
18 Black M Sur ma route 8403
19 Hugues Aufray Santiano 8052
20* Queen Bohemian Rhapsody 7880

Melmax Music

Nom de la société

Melmax Music

Nom du Dirigeant

Philippe Daniel

Présentation et rapide historique de la société

Melmax Music est une société indépendante, éclectique et xénophile.

Notre vision du métier d’éditeur se rapproche de la philosophie de galeristes comme Léo Castelli ou Larry Gagosian : découvrir des talents et les accompagner.

Quelques Créateurs:

Olivier Lecoeur, Johanna Demker, Charles Mingus, Philippe Morino, Arshid Azarine, Benny Golson, Jeff Beck, Tambours du Bronx, The Frenchguys, Marcus Miller, Tone Loc, Peyman Yazdanian, Stonebridge, Valentin Stuff, The Frenchguys, Samuel Alhaouthou, Pepe Deluxe , Juliette Richards, Pollyana, JMZ, Doolin’,Tina Harris…

Quelques œuvres :

True love, Seul piano, I remember Clifford, Tutu, Consentement mutuelle, Sleep love rave repeat, Beat it, Rrrrrr, Goodbye porkpie hat, Dansez sur moi, 7 djan, X marks the spot, Ma Révolution, Una nube blanca, Take Ten, Bensonhurst blues, Looking up, Ghosbusters, Audacity, How deep is your love, La fête du Feu OST…

Activité de la société, type de répertoire édité

Nous couvrons une grande partie des facettes de notre métier: Editeur de répertoire original, sous éditeur de catalogues étrangers en France ou en Europe et gestionnaire de catalogues membres Sacem pour le monde.

En terme de répertoire c’est très eclectique : du jazz, du rock sous toutes ses formes, des équipes de productions Pop mais aussi de la musique électronique ou de la musique traditionnelle.
A cela s’ajoute l’édition de compositeurs Iraniens, vivant pour la plupart en Iran, principalement du jazz persan et musiques de films.

Historiquement nous avons toujours été impliqué dans l’édition de musique à l’image (publicité, court et long métrage, documentaire, programme TV, identité sonore de marque ou habillage de chaines TV) en France mais aussi à travers notre réseau de partenaires étrangers.

Parcours professionnel
Philippe Daniel

Je suis diplomé d’une école de Commerce International (ESCE), ensuite j’ai pris la gérance de magasins de disques (Chaine Nuggets) en Normandie, avant d’être recruté par BMG Records en 1987 au poste de commercial grand comptes, puis évolution vers la promotion des ventes avant de devenir directeur marketing du label NnB (Scatman, Underworld, Josh Wink..) fondé par Nanou Lamblin au sein de BMG France.
En 1997, je constitue Daniels and Partners, société de conseil et d’intermédiation pour les labels indépendants mais aussi pour des structures de musique originale publicitaire. En 1998 j’ai intégré le réseau Musiconsult regroupant des consultants et des avocats de différents pays, pour ouvrir le bureau France, représentant ainsi une centaine de labels et d’artistes internationaux.

En 2002, je fais écouter un titre d’album d’une jeune suédoise à Bertrand Lamblot, alors D.A chez Mercury,
cette chanson deviendra « J’attends L’Amour » le 1er single de Jenifer. L’éditeur scandinave me demande de collecter ses droits éditoriaux et c’est ainsi que commence l’aventure Melmax Music.
D’autres placements de titres pour le Top 50 se sont enchainés puis les premières sessions de co-écritures franco suédoises à partir de 2003.
En 2005 recrutement d’un premier salarié pour répondre à l’augmentation de la représentation de catalogues en gestion et en sous édition.
Aujourd’hui nous sommes 4 personnes.

Année d’adhésion à la CSDEM

2006

Pourquoi adhérer ? Que représente le fait d’être adhérent de la CSDEM ?

Les nouveaux membres sont souvent des TPE, en rejoignant un syndicat professionnel ma petite voix porte plus, des confrères peuvent m’apporter leur expertise, on recherche un accompagnement, un partage d’expérience.

Je me suis d’abord impliqué dans la commission administrative et celle du Prix de la création Puis en 2012 je me suis présenté au conseil d’administration, je fus élu et nommé trésorier.

Dans ce contexte, on donne de son temps, c’est une implication au quotidien sur des dossiers profitant à la filière.

Votre vision de votre métier d’éditeur aujourd’hui ?

Aujourd’hui nous sommes de retour sur le modèle des 60s : LA chanson (le single) tire le marché, il n’y a plus autant de chansons d’albums. Cela impacte l’économie des auteurs compositeurs écrivant pour des interprètes, la sélection est impitoyable mais la chanson est encore plus au cœur de la vie de l’artiste, du label.

L’autre facette de notre quotidien, c’est l’arrivée de nouveaux acteurs qui sont « entre autres » éditeurs.

Ici l’édition est abordée uniquement comme une ligne dans un business plan pour contenter des contrôleurs de gestion.

Enfin ce qui demeure, c’est l’exigence du métier d’éditeur dans son aspect administratif. Sur ce plan là aussi, la mutation est passionnante, du dépôt des œuvres au tracking laisse moins de place à « l’éditeur du dimanche ».

et demain ?

La mutation s’accélère: la diffusion publicitaire a basculé sur le web, le cinéma ou les séries se regardent de plus en plus sur le téléphone, on parle déjà de musique composée par l’intelligence artificielle…

Toutes ses transformations sont de nouveaux challenges pour lesquels nous aurons à apporter des réponses et imaginer de nouveaux champs d’exploitations pour les œuvres des talents que nous représentons.

L’éditeur est aux avant-postes des changements structurels du secteur musique.

Une conclusion?

Quand on pense que notre métier est construit autour d’une suite de combinaisons de 7 notes parfois associée à une autre suite de combinaisons de 26 lettres, c’est tout simplement fascinant.

Contact :

Melmax Music

Le Blog de Philippe Daniel

Le TOP 20 BOEM de Juin 2017

Retrouvez chaque mois, le top des paroles de la base BOEM les plus consultées en partenariat avec Paroles.net. Ce classement reflète les pages visitées entre le 1er et le 30 Juin. Les « * » signalent les entrées dans ce top.

Position Artiste Titre Page Vues
1 Soprano Roule 36771
2 Vianney Je m’en Vais 22872
3 Vianney Moi aimer Toi 19590
4* Soprano Coeurdonnier 19520
5 KeBlack Bazardée 18838
6 Charles Aznavour La Bohème 17316
7 La Reine Des Neiges Libérée Délivrée 13605
8 Francis Cabrel Je L’aime A Mourir 13400
9 Edith Piaf L’Hymne A L Amour 13381
10* Faf Larage Pas le temps (bo prison break) 11978
11* Mister V Top Album 11667
12 Renaud Mistral Gagnant 11252
13 Jacques Brel Ne Me Quitte Pas 10505
14 Hugues Aufray Santiano 9315
15 Céline Dion Pour Que Tu M’aimes Encore 8827
16 Black M Sur ma route 8808
17 Demis Roussos On Ecrit Sur Les Murs 8740
18 Maître Gims Sapés Comme Jamais 8714
19 Joe Dassin Les Champs-Elysées 8210
20 Edith Piaf La Vie En Rose 8125

NEWS DE L’EDITION 07/2017 (EN PARTENARIAT AVEC NEWS TANK CULTURE)

« Le bond du streaming profite peu aux éditeurs de musique » (Jean-Christophe Bourgeois, Sony/ATV)

« Le travail des éditeurs de musique a vraiment changé et leurs investissements aussi. Nous avons besoin d’une rémunération adéquate pour continuer à le faire. Dans l’économie actuelle, le bond du streaming nous profite très peu. Et lorsque nous en parlons avec des auteurs ou compositeurs qui sont de “pure players“, qui n’ont pas de revenus d’interprètes, cela devient vraiment compliqué. Si, dans deux ou trois ans, le streaming doit représenter 60 % du marché, cela risque d’être problématique », déclare Jean-Christophe Bourgeois, « general manager » de Sony/ATV Music Publishing France, dans un entretien donné à News Tank le 05/07/2017.

Jean-Christophe Bourgeois a été élu vice-président de la CSDEM, le 14/06/2017, syndicat au travers duquel il s’est impliqué dans la « mission Kancel-Marechal », relative au contrat d’édition dans le secteur musical. Il évoque par ailleurs son rôle en tant que président de la commission des variétés de la SACEM, dont l’un des sujets est le changement des clés de répartition des DEP. « Les auteurs et compositeurs d’une œuvre peuvent librement se répartir leurs droits mécaniques, en fonction de la contribution de chacun à l’écriture de l’œuvre. Mais les DEP sont statutairement partagés à part égale entre les auteurs et entre les compositeurs, quelle que soit la contribution de chacun. Cela pose un certain nombre de problèmes. (…) La conséquence la plus nuisible, c’est que ce mode de répartition décourage la collaboration. Or, la pop internationale s’écrit de manière toujours plus coopérative, et le nombre d’auteurs-compositeurs moyen par titre dans les pays anglo-saxons explose », indique-t-il.

Jean-Christophe Bourgeois, qui revient également sur la question du crédit d’impôt élargi aux éditeurs ou encore sur l’activité de Sony/ATV, répond aux questions de News Tank. (Photo D.R.)

Vous avez été élu vice-président de la CSDEM lors de l’assemblée générale du syndicat le 14/06/2017. Vous êtes par ailleurs président de la Commission des Variétés de la SACEM depuis 2015. Qu’est-ce qui vous incite à vous investir davantage au niveau institutionnel aujourd’hui ?

Ce qui me motive en premier lieu, c’est le constat que notre métier d’éditeur reste encore bien méconnu, notamment auprès d’un pan de la jeune génération de professionnels qui entrent dans la filière musicale, mais aussi de certains professionnels plus expérimentés. Même si le regard sur notre profession évolue, heureusement, grâce aux actions que nous pouvons mener.
La seconde raison, c’est que l’industrie est arrivée, il y a quatre ou cinq ans, dans une phase pivot de son histoire. La crise a totalement rebattu les cartes et a donné aux éditeurs un rôle qu’ils avaient perdu.
Je fais partie de ceux qui ont cru assez tôt au streaming. Mes fonctions internationales m’ont donné l’occasion de constater qu’en Suède le streaming a été adopté rapidement par les consommateurs. J’ai vu à l’époque les prémices d’événements positifs pour le marché, mais aussi disruptifs pour les éditeurs. Cela allait, selon moi, demander une adaptation de tout le système, notamment des sociétés d’auteurs, mais aussi une mise à niveau des relations entre éditeurs et auteurs-compositeurs. Le challenge sur le droit d’auteurs dans cette nouvelle ère me semblait être sans précédent.

Voilà pourquoi j’ai, dans un premier temps, postulé et intégré la commission des variétés de la SACEM. Alors que nous vivions des changements importants, il me semblait nécessaire de pouvoir regrouper les auteurs, compositeurs et éditeurs, entre lesquels les relations institutionnelles n’ont pas toujours été faciles, pour pouvoir affronter ces changements ensemble et parler d’une même voix. Cela nous a permis de faire avancer des situations bloquantes dans le quotidien des auteurs et des éditeurs, qui nous pénalisent dans un monde de plus en plus globalisé.

Lesquelles ?

Le partage statutaire, à la SACEM, des droits d’exécution publique entre auteurs et compositeurs, par exemple. Les auteurs et compositeurs d’une œuvre peuvent librement se répartir leurs droits mécaniques, en fonction de la contribution de chacun à l’écriture de l’œuvre. Mais les DEP sont statutairement partagés à part égale entre les auteurs et entre les compositeurs, quelle que soit la contribution de chacun. Cela pose un certain nombre de problèmes. D’abord, beaucoup d’auteurs ne sont pas au courant de ce partage et subissent cette règle sans s’en rendre compte, dans un contexte où la part des DEP dans leurs revenus a fortement augmenté, au détriment des droits mécaniques.
Mais la conséquence la plus nuisible, c’est que ce mode de répartition décourage la collaboration. Or, la pop internationale s’écrit de manière toujours plus coopérative, et le nombre d’auteurs-compositeurs moyen par titre dans les pays anglo-saxons explose. Pour les titres du Top 40, il est en moyenne de l’ordre de 4,8 aux États-Unis et de 4,5 en Grande-Bretagne.
Si, compositeur membre de la SACEM, j’ai du mal à trouver un pont pour ma chanson et que je fais appel à un autre compositeur SACEM que je sais être efficace pour m’aider, je peux hésiter très longuement en sachant que cela va me coûter 50 % de mes DEP. Je préférerais alors peut-être garder 100 % des droits d’un titre certainement moins abouti. Dans un contexte de pop internationale où l’on trouve des auteurs hyperspécialisés, on manque, en France, de compétitivité en partie à cause de ce mode de répartition statutaire.

Une réforme est-elle à l’ordre du jour ?

Nous avons porté le dossier pendant deux ans. Nous avons eu l’écoute du conseil d’administration, notamment parce que nous sommes parvenus à parler d’une seule et même voix. Le sujet a fait son chemin et va être débattu dans le cadre des changements statutaires de la SACEM de l’année prochaine. Notre souhait est que les DEP puissent suivre la clé de répartition des droits mécaniques.

Ce partage équitable des DEP prévu dans les statuts de la SACEM n’avait-il pas un sens, notamment pour éviter qu’aucun auteur ne puisse être lésé ?

Je ne remets pas en cause le fait que cette règle ait pu être pertinente par le passé. Le poids des DEP, dans le mix de revenus d’un auteur moyen, n’est aujourd’hui plus le même qu’il y a 20 ou 30 ans. Parallèlement, cette notion d’écriture collaborative est nettement plus importante de nos jours. Au sein des sociétés d’auteurs majeures, la SACEM est l’une des dernières à ne pas pratiquer le partage libre des parts entre auteurs et compositeurs sur les DEP.

Quels sont les autres sujets portés par la commission des variétés ?

Nous essayons de rapprocher les sociétaires de la SACEM. Nous leur proposons ainsi de se réunir plusieurs fois par an pour échanger sur le thème de la création avec des auteurs-compositeurs dont le travail a été salué par un succès artistique et commercial. Ces sortes de masterclasses, nommées « Parcours croisés », nous ont permis d’accueillir par exemple Jean-Jacques Goldman, Jean-Louis Aubert, Pascal Obispo, Bruno Coulais, Kyan Khojandi, Adamo ou Vincent Delerm. Nous réfléchissons par ailleurs à de nouveaux modes de mise en relation avec les sociétaires, pour répondre à la demande d’auteurs qui se sentent parfois très isolés. Nous avons besoin d’une société de gestion collective forte, dans un monde qui évolue et dans lequel ces mêmes sociétés sont soumises à une concurrence de plus en plus importante.

A la CSDEM, vous vous êtes impliqué dans la « mission Kancel-Marechal », relative au contrat d’édition dans le secteur musical. Quelle en sera l’issue ?

Depuis mon entrée au conseil d’administration de la CSDEM, je fais partie des négociateurs de la mission. Les discussions avancent bon train. L’idée est de parvenir à un code des usages qui soit signé côté éditeurs et côté auteurs-compositeurs. Nous sommes dans la bonne dynamique pour aboutir à un consensus. Ce code doit notamment définir le rôle de l’éditeur, la prestation dont il a la charge vis-à-vis de l’auteur, ce que ce dernier doit en attendre et est en droit de lui réclamer. C’est un équilibre délicat mais nous arrivons au bout du processus de négociation.
Cette mission était importante. Je considère que les choses doivent avancer et changer dans toute la filière. J’espère qu’en son sein, nous allons réussir à nous rapprocher pour parler d’une seule voix. La puissance du lobbying du cinéma et l’image qu’il renvoie au sein de la population sont bien plus fortes que celles de la musique. Et cela a des retombées concrètes dans les arbitrages gouvernementaux. Il faut redorer le blason de la filière musicale. D’autant que la dynamique du marché est là.

Vous disiez que le métier d’éditeur avait changé, avec l’avènement du numérique et les années de crise du disque. Les éditeurs sont de plus en plus impliqués sur le début de carrière des artistes, et assument plus volontiers un rôle auparavant assuré par les maisons de disques. Cela a-t-il changé vos rapports avec ces dernières ?

Cela a tout changé. Ce rôle que nous assurons auprès de jeunes artistes est né d’une nécessité, pas d’une volonté. Les éditeurs assurent en effet une somme de tâches auparavant dévolues aux maisons de disques. Dont la production d’un premier EP ou d’un clip, qui servent à raconter une histoire, à créer un environnement et à trouver des partenaires pour le projet par la suite.
Il est aujourd’hui impossible de trouver un partenaire sur la foi d’un « guitare/voix » joué dans le bureau d’un directeur artistique en maison de disques. Les maisons de disques veulent un environnement, voir si l’artiste a quelques vidéos en ligne, s’il a déjà un début de communauté derrière lui, s’il tourne un peu…

Les maisons de disques ont laissé en partie ce champ libre du fait de la crise du disque. Cela nous a remis au centre du jeu, mais nous a obligés à procéder à de nouveaux investissements. Ces investissements, au regard des revenus éditoriaux qui restent assez maigres dans le segment en croissance qu’est le streaming, sont importants. Mais cela nous a obligés à sortir de notre zone de confort et nous a permis d’acquérir de nouveaux savoir-faire.
Et cela a forcément affecté la manière dont nous travaillons, dont nous signons les artistes et dont nous les développons. Nous sommes dans la position d’incubateurs de talents, qui ont besoin de faire exister leur projet pour, ensuite, y associer d’autres partenaires.

Comment appréhendez-vous la montée en puissance du streaming, qui, comme vous le disiez, ne profite pas autant aux éditeurs qu’aux maisons de disques ?

Pour les éditeurs, la première problématique relative au streaming consiste à être bien rémunérés pour les usages qui sont fait de leurs catalogues, et donc que les sociétés d’auteurs soient suffisamment bien outillées pour traiter correctement les données relatives aux titres qui sont consommés et pour bien répartir ensuite.
Les éditeurs ont mieux amorti la crise du disque dans la mesure où, lorsque les revenus issus de la vente de CD baissaient, d’autres sources sont venues compenser le manque à gagner, comme la synchronisation, où ils sont à 50/50 avec les maisons de disques. Aujourd’hui, sur le streaming, la part des auteurs-compositeurs et éditeurs est de 12,5 %, 15 % au mieux, là où les producteurs sont à 55 %.
Or, notre travail, comme je l’expliquais, a vraiment changé, et nos investissements aussi. Nous avons besoin d’une rémunération adéquate pour continuer à le faire. Dans l’économie actuelle, le bond du streaming nous profite très peu. Et lorsqu’on en parle avec des auteurs ou compositeurs qui sont de « pure players », qui n’ont pas de revenus d’interprète, cela devient vraiment compliqué. Si, à deux ou trois ans, le streaming doit représenter 60 % du marché, cela risque d’être problématique.

Par ailleurs, même si cela peut sembler plus anecdotique, les éditeurs n’ont pas accès aux données des plateformes de streaming, excepté lorsqu’ils sont eux-mêmes producteurs. Or, lorsque l’on voit à quel point cela nourrit la réflexion et les choix stratégiques de nos partenaires producteurs phonographiques, cela créé un vrai déséquilibre. Et puis cela n’est pas normal. Les services de streaming nous disent être peu ou pas équipés à ce jour pour nous sortir des données « éditeurs ». Soit, mais il va falloir que cela change. Je suis confiant, toutefois : les plateformes sont plutôt des partenaires, qui ont une forme d’ouverture par rapport à notre statut d’éditeur.

Qu’attendez-vous de la SACEM quant au streaming ?

La SACEM est consciente de la situation et se bat constamment pour obtenir de meilleurs taux. Même s’il ne faut pas que cela se fasse au détriment de nos partenaires producteurs. La  SACEM doit par ailleurs continuer à réduire ses coûts de gestion tout en améliorant son processus de répartition. On peut également attendre des évolutions sur la périodicité des paiements.

La question du crédit d’impôt étendu aux éditeurs phonographiques a été posée par le député Hervé Féron, dans le cadre de ses 20 propositions d’aide au développement des artistes émergents présentées à l’Assemblée nationale le 27/10/2016. Le ministère de la Culture s’est alors opposé au projet. Est-ce encore un sujet pour vous aujourd’hui ?

Oui. Le message peut être entendu, même si je ne sais pas à quelle échéance le projet peut se concrétiser. Avant cela, il faut que nous, éditeurs, travaillions et affinions encore le dossier. Quand le disque a obtenu son crédit d’impôt, c’est en insistant sur les dommages, bien réels, que subissait la profession. Ces dommages sont plus clairs et spectaculaires que ceux dont a pâti l’édition. Mais nos investissements et le rôle vertueux qu’ils ont pour l’ensemble de la filière tant sur le  plan de la qualité que sur celui de la diversité de l’offre artistique peuvent justifier la mise en place d’un tel mécanisme. C’est en tout cas le message que nous devons faire passer.
Nous avons besoin de chiffres frais sur notre secteur et de disposer d’un dossier solide pour repartir à la charge. Je trouve par ailleurs très stimulant que d’autres acteurs de la filière nous encouragent dans notre demande.

Comment s’est passée 2016 pour Sony/ATV France, et comment appréhendez-vous 2017 ?

2016 a été une belle année, réussie pour un certain nombre de développements, comme Petit Biscuit. Nous l’avons accompagné en l’aidant à donner corps à son projet, à aller sur scène, avec notre partenaire Asterios, dans de bonnes conditions. Je suis également heureux de la manière dont le succès colossal en streaming, puisqu’il s’agit de plus de 300 millions d’écoutes sur l’ensemble des plateformes, s’est transformé en un succès radio en France, résultat d’un travail de longue haleine  dans lequel nous avons soutenu le management de l’artiste et le travail des attachés de presse. Mehdi (Petit Biscuit, NDLR), malgré son jeune âge, a une vision très claire de sa musique, et fonctionne avec un modèle assez atypique, en distribution pure. C’est un bon exemple de la manière dont les cartes sont rebattues dans l’industrie, et dont l’approche des artistes vis-à-vis des maisons de disques a changé. Même si tous les projets ne peuvent pas se développer de cette manière avec autant de succès.
Sur les musiques urbaines, nous avons accompagné des artistes comme KeBlack, Lacrim. Et dans le domaine de la pop internationale, notre partenariat de longue date avec l’éditeur anglo-américain Reservoir/Reverb a donné cette année des résultats exceptionnels. Ainsi le compositeur Jamie Hartman a co-écrit « Human » de Rag’n’Bone Man, tandis que Ina Wroldsen contribuait à « How Deep Is Your Love » de Calvin Harris ou « Rockabye » de Clean Bandit.

Nous voyons également les premiers résultats de jeunes artistes que nous avons développés ces derniers mois. Comme le duo folk-electro Diva Faune, dont nous sommes également coproducteurs avec le groupe et que nous avons placé en licence chez notre partenaire Play Two (pour lequel nous assurons par ailleurs la gestion de leur catalogue éditorial). Nous sommes déjà à près d’un million et demi de streams pour le premier single « Shine On My Way » sur Spotify, plateforme qui nous a soutenus dès la sortie. Et nous sommes rentrés sur Virgin et RTL2 récemment.
Et puis nous poursuivons notre collaboration avec des artistes comme Ibrahim Maalouf, Fredrika Stahl, qui a composé la bande originale du film documentaire césarisé « Demain », ou Avishai Cohen, qui signe la bande originale du nouveau film d’Olivier Nakache et Eric Toledano « Le sens de la fête », en plus de sortir un nouvel album, « 1970 », en octobre prochain.
Chaque artiste est différent, demande des investissements et un développement sur mesure. Un artiste de la maison comme Antoine Elie, qui vient de signer chez Polydor et va travailler avec Asterios pour le tour, a demandé deux ans de travail, pour construire le positionnement, l’image et l’environnement.

Quel bilan tirez-vous du rachat d’EMI Music Publishing, 5 ans après la fusion des équipes et du catalogue ?

La greffe a bien pris et la complémentarité des catalogues nous a permis de progresser sur des segments de marché comme la synchronisation, par exemple. Un catalogue aussi fantastique nous a rendus quasi incontournables dans le secteur, à la fois de la publicité mais aussi du cinéma. Globalement, l’arrivée du catalogue EMI nous a permis de progresser en part de marché, sur tous les types d’exploitation.

Sony a racheté aux héritiers de Michael Jackson les 50 % qu’ils détenaient dans la joint-venture Sony/ATV. Quelles sont les conséquences à attendre, maintenant que Sony contrôle 100 % du capital de la structure ?

Des changements auraient pu intervenir si l’inverse s’était produit et que les héritiers avaient racheté sa part à Sony, comme leurs conseillers l’avaient imaginé semble-t-il un moment. Cela aurait ouvert un champ des possibles très large. Le rachat par Sony ne change pas notre travail au quotidien, mais cela apporte plus de stabilité et envoie un signal fort sur la volonté de Sony d’investir dans l’édition musicale.

NEWS DE L’EDITION 06/2017 (EN PARTENARIAT AVEC NEWS TANK CULTURE)

AIDE A L’INNOVATION ET A LA TRANSITION NUMERIQUE DANS LA MUSIQUE: 43 PROJETS SOUTENUS EN 2016

• 43 projets soutenus en 2016 (sur 52 demandes) pour un total cumulé d’aides de 1,3 M€,
• 31 projets aidés émanant de producteurs phonographiques, 2 de distributeurs, 2 de plateformes de musique en ligne et 8 d’intermédiaires techniques,
• Des aides variant de 7 400 € à 50 000 €, et couvrant en moyenne 19 % des financements nécessaires à la mise en œuvre des projets,
tels sont quelques-uns des chiffres-clés du rapport d’activité 2016 de la Commission de l’aide à l’innovation et à la transition numérique de la musique enregistrée, dispositif de soutien mis en place par le ministère de la Culture (effectif depuis un décret publié au JO le 22/10/2016), dont News Tank prend connaissance le 16/06/2017.

Les projets présentés par les producteurs se concentrent sur les objectifs suivants :
• Création, refonte ou ajout de nouvelles fonctionnalités de sites Internet,
• Développement de la politique de promotion et de communication autour des réseaux sociaux,
• Numérisation du fonds de catalogue,
• Prospection sur les marchés internationaux (notamment Canada, Angleterre, Afrique de l’Ouest),
• Débouchés sur le marché de la synchronisation et de la musique à l’image.

« Les projets présentés par les autres types de structures sont davantage diversifiés, avec un axe sur la modernisation de la gestion des catalogues et du référencement pour les distributeurs, et une prépondérance des projets de diversification des mécanismes de recommandation pour les plateformes et les intermédiaires techniques », note le rapport.

Les demandes adressées au Bureau du financement des industries culturelles dans le cadre de l’appel à projets

52 demandes dont

  • 37 producteurs phonographiques
  • 3 distributeurs
  • 4 plateformes musique en ligne
  • 8 intermédiaires techniques

Cumul des montants d’aides demandés : 2 010 237 €
Soit une demande d’aide moyenne de l’ordre de 38 660 €

Origine géographique des demandeurs :

  • Grand Est : 2
  • Nouvelle-Aquitaine : 3
  • Auvergne-Rhône-Alpes : 8
  • Bourgogne-Franche-Comté : 1
  • Corse : 2
  • Île-de-France : 31
  • Occitanie : 1
  • Hauts de France : 2
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : 2
  • Les projets retenus

44 projets ont reçu un avis favorable, pour un montant total de 1 337 100 € attribués (1 porteur de projet s’est finalement retiré du dispositif)
22 ont fait l’objet d’une proposition d’un montant d’aide inférieur à la demande initiale
6 refus
2 reports

Économie des projets soutenus

Ensemble des dépenses inscrites dans les budgets prévisionnels des bénéficiaires : « plus de 7,2 M€ »
dont « près de 5,2 M€ » pour les producteurs phonographiques.
Le montant de subventions attribuées par le ministère représente 1,3 M€, soit 19 % des financements nécessaires à la mise en œuvre de ces projets.
Répartition des dépenses

Dépenses d’investissement : 2,54 M€
Dépenses de fonctionnement (hors salaires) : 1,53 M€
Dépenses salariales : 3,13 M€

Répartition des dépenses d’investissement :

Développements informatiques : 54 %
Numérisation de contenus : 15 %
Brevets/R&D : 13 %
Matériels informatiques : 9 %
Matériels audiovisuels 7 %
Mobilier 2 %

Quelques-uns des bénéficiaires de l’aide:

Arion (label)
Projet : Numérisation de l’ensemble des éléments de son catalogue – sons, images, textes – « afin de le rendre disponible dans le monde entier »

Cristal Groupe (label)
Projet : Se doter de sites marchands, pour ses 5 labels, « répondant technologiquement aux attentes des consommateurs »

Digital Music Solutions (lié au label No Mad Music)
Projet : « Application interactive NomadPlay, qui permettra aux musiciens amateurs de lire la musique mais également de jouer avec »

Ici d’Ailleurs (label)
Projet : « Nouvelle version du site permettant d’offrir une image plus actuelle au label, d’optimiser les achats en ligne via une plateforme dédiée, et de favoriser la communication autour des artistes produits »

Jarring Effects (label)
Projet : « Projet commun de développement autour de la gestion des métadatas »

Les disques Entreprise (label)
Projet : Financer l’embauche d’un superviseur musical/responsable de la post-production sonore, pérenniser le contrat d’une chef de projet, et financer des investissements en matériels (logiciels, nouveaux matériels informatiques et autres équipements)

Ricordu Editions-Productions (label)
« Sauvetage des bandes magnétiques qui se détériorent » et « mise sur le marché de nombreux titres inexistants en numérique »

Scherzo Concerts (label)
Projet : « CréaMusic Lab, outil numérique permettant aux labels et éditeurs de musique indépendants de faire connaître leurs catalogues auprès des acteurs du marché de la synchronisation et de la musique à l’image »

Idol (distributeur)
Projet : « TheirMusic, un espace collaboratif de contenu musical qui privilégie découvertes et qualité artistique. Fort d’un positionnement original et d’une technologie innovante, TheirMusic se place comme une nouvelle plateforme média pour les artistes et labels indépendants à travers le monde »

Vinyl It (disquaire en ligne)
Projet : « Développement de bornes de créations de vinyles personnalisés mises en place en magasins physiques »

Music Story (intermédiaire technique)
Projet : International Metadata for Music Services, projet qui a pour objectif « d’internationaliser l’offre de Music Story en répondant au besoin de couverture de données spécifiques à chaque pays, en traitant de nouvelles sources de métadonnées et en optimisant sa qualité de service face à la volumétrie croissante des données. »

Le TOP 20 BOEM de Mai 2017

Retrouvez chaque mois, le top des paroles de la base BOEM les plus consultées en partenariat avec Paroles.net. Ce classement reflète les pages visitées entre le 1er et le 31 Mai. Les « * » signalent les entrées dans ce top.

Position Artiste Titre Page Vues
1 Soprano Roule 43727
2 Vianney Je m’en Vais 37604
3 KeBlack Bazardée 29053
4 Vianney Moi aimer Toi 23683
5 Charles Aznavour La Bohème 18379
6 Francis Cabrel Je L’aime A Mourir 16743
7 La Reine Des Neiges Libérée Délivrée 13809
8 Edith Piaf L’Hymne A L Amour 13025
9 Renaud Mistral Gagnant 12703
10 Jacques Brel Ne Me Quitte Pas 11852
11 Edith Piaf La Vie En Rose 11309
12 Demis Roussos On Ecrit Sur Les Murs 11243
13 Joyce Jonathan Les filles d’aujourd’hui 10550
14 Céline Dion Pour Que Tu M’aimes Encore 10531
15 Maître Gims Sapés Comme Jamais 9864
16 Black M Sur ma route 9815
17 Jacques Brel Quand On N’a Que L’amour 9670
18* Joe Dassin Les Champs-Elysées 8492
19* Hugues Aufray Santiano 8381
20* Gérard Lenorman Si J’etais President 8378