BIS 2026 : « Rendre possible la création, surtout lorsqu’elle dérange » (Bérénice Ravache, CNM)
« Nous assistons à une multiplication de faits d’entrave à la liberté de création qui nous sont remontés dans un contexte double : celui d’un durcissement de la polarisation du débat public, et de la fragilisation du consensus sur la liberté de programmation qui a tendance à être remis en question. Cela a pour conséquence de provoquer une censure et une autocensure pouvant conduire les dirigeants à se tourner vers une programmation “zéro risque” », indique Sophie Zeller, adjointe au directeur général de la création artistique du MC, lors du débat « Urgence liberté de création », proposé par le ministère de la Culture dans le cadre des 12esBIS, à Nantes, le 21/01/2026.
Sophie Zeller a à cette occasion donné des chiffres issus de l’enquête de la DGCA sur les atteintes à la liberté de création, auprès d’opérateurs et labels de la création. 35 structures (soit 17 % des répondants) signalent 46 cas d’entrave à la liberté de création depuis 2022. 50 % des entraves proviennent de la société civile et 50 % d’administrations publiques. Les entraves portent à 12 % sur le contexte géopolitique et à 12 % sur les questions religieuses.
« Si le CNM se mettait à retirer des aides au motif d’une désapprobation morale, nous basculerions dans de l’arbitraire pur et simple. Cela reviendrait à déléguer notre pouvoir de décision à des minorités agissantes ou à la justice émotionnelle des réseaux sociaux. (…) Le CNM n’est pas un directeur de conscience, notre responsabilité est de garantir aux artistes et programmateurs qu’ils ne seront pas abandonnés face au vent mauvais de l’intolérance tant qu’ils demeurent dans le cadre de la République », indique Bérénice Ravache, directrice générale déléguée du CNM.
« La question de la censure existe depuis des années, mais pourquoi ce sujet est-il devenu une préoccupation majeure de notre démocratie aujourd’hui ? En 2016, lorsque j’ai travaillé sur la LCAP, nous souhaitions figer dans le marbre cette liberté, mais nous ne pensions pas que dix ans plus tard, nous aurions besoin de la muscler », ajoute pour sa part la sénatrice Sylvie Robert.
News Tank rend compte des échanges.
« Nous assistons à une multiplication de faits d’entrave à la liberté de création » (Sophie Zeller)
- « Nous assistons à une multiplication de faits d’entrave à la liberté de création qui nous sont remontés dans un contexte double : celui d’un durcissement de la polarisation du débat public, et de la fragilisation du consensus sur la liberté de programmation qui a tendance à être remis en question. Cela a pour conséquence des difficultés pour les professionnels à appréhender une pluralité d’enjeux sociétaux, géopolitiques et sécuritaires en tant que directeur d’un lieu. L’autre conséquence est que la censure et l’autocensure peuvent conduire les dirigeants à se tourner vers une programmation “zéro risque”, ce qui représente en revanche un risque pour la diversité culturelle.
- Nous vivons toutefois dans un État qui protège la liberté de création par la consécration de la loi LCAP de 2016. Cependant, alors qu’elle n’était abordée que de façon très exceptionnelle, la liberté de création est devenue un sujet majeur dans nos réunions au quotidien.
- Cela a conduit la ministre de la Culture Rachida Dati à mettre en place, en décembre 2024, un plan pour la liberté de création structuré autour de trois axes :
- La structuration de notre action avec la nomination de Juliette Mant, haute-fonctionnaire pour la liberté de création, mais également des référents liberté de création dans chaque DRAC.
- Le deuxième axe consiste à mieux informer et accompagner les professionnels via un guide juridique publié en juillet 2025. Nous avons renouvelé notre soutien à l’Observatoire de la liberté de création avec une convention pluriannuelle.
- Le troisième axe du plan vise à impliquer l’ensemble des parties prenantes, en menant un dialogue avec les élus dans les collectivités locales et dans les administrations partenaires, et en renforçant nos outils contractuels.
- Les perspectives du ministère de la Culture consistent à poursuivre l’observation de ces cas d’entrave en menant une étude plus large sur les structures non labellisées, en lien avec les réseaux professionnels et l’Observatoire de la création. Cela consiste également à poursuivre la formation des professionnels, de renforcer les outils juridiques des CPO, et de mettre à jour le guide juridique.
- Par ailleurs, nous allons mettre l’accent sur un travail interministériel avec le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Justice pour sensibiliser l’ensemble des autorités de l’État dans la mise en œuvre d’un équilibre entre la notion d’ordre public et celle de la liberté de création.
- Nous serons également attentifs au Pacte d’engagement républicain pour une utilisation équilibrée en lien avec la liberté de création. Et nous renforcerons les espaces de dialogues et de débats pour construire une éthique de la controverse en associant les citoyens à ces questions. C’est par le renforcement du dialogue que nous parviendrons à mieux avancer sur le sujet de la liberté de création. »
Sophie Zeller
« Certains internautes considèrent notre programmation comme étant trop woke » (Virginie Boccard)
- « En tant que directrice des Quinconces et de L’Espal, Scène nationale du Mans, je suis à la tête d’un établissement public. J’ai donc un statut d’agent contractuel de la fonction publique avec ce que cela implique d’obligation de neutralité et de réserve. Or, penser un projet artistique et élaborer une programmation revient à faire des choix en livrant une certaine vision de la création contemporaine.
- Nous sommes un établissement labellisé Lucie Progress depuis décembre 2025. La question de notre responsabilité sociétale est au cœur même du projet, dans sa ligne éditoriale et dans la programmation. En travaillant avec des artistes dramaturges en prise avec le monde, ceux-ci abordent des sujets qui peuvent heurter certaines sensibilités. La scène nationale est une caisse de résonance de notre monde.
- Au fil des ans, nous avons pu identifier des entraves à la liberté de création ou des pressions de la part de la société civile sur les réseaux sociaux notamment au sujet de notre programmation. Certains internautes la considèrent comme étant trop “woke” ou comportant trop de femmes ou abordant des sujets qui n’étaient pas très gais, et manquant de divertissement. Ces retours nous ont beaucoup impactés et questionnés, mais j’ai l’intime conviction de faire mon travail.
- Nous avons programmé un spectacle déambulatoire “Le Pédé” de Brice Lagenèbre sur la marche des fiertés et le mariage pour tous, en lien avec des associations. C’est un spectacle d’utilité publique, comme celui de Laurène Marx “Pour un temps sois peu ” que nous avons programmé quatre fois. “Le Pédé” est un spectacle qui se déroule dans l’espace public, aussi nous avons travaillé en concertation avec le service de la Ville pour chercher des solutions afin que la déambulation se déroule bien, et nous en avons profité pour effectuer un travail de sensibilisation auprès de riverains. »
Virginie Boccard
« L’autocensure peut être assez imperceptible » (Samuel Gallet)
- « L’autocensure peut être assez imperceptible et donc pernicieuse. En tant qu’artiste, l’envie de montrer son travail aux spectateurs peut nous amener à accepter de réduire des espaces de complexité ou de parole pour ne pas choquer. J’ai écrit et mis en scène un texte, “Le pays innocent” , à la Scène nationale du Mans. Le texte raconte l’histoire d’une femme qui vit seule avec son enfant de 5 ans. Un soir, elle habille son fils en tenue de cosmonaute et jette l’enfant par la fenêtre du 8e étage. Son fils meurt, mais elle affirme au juge d’instruction ne pas l’avoir tué, mais de l’avoir envoyé sur une autre planète où tout ce qui meurt sur notre Terre – les plantes, les animaux – renaît. Elle estime avoir réalisé un geste pour le sauver. Le début de la pièce est difficile, mais le théâtre prend le parti du récit de la mère, et nous entraîne dans cette forêt épaisse et profonde où vit l’enfant, accompagné d’un vieil homme et d’une garde forestière, à la recherche d’un pays innocent où n’existeraient ni la violence, ni la dévastation.
- Les producteurs m’ont demandé de ne pas parler de la mort de l’enfant dans le résumé, afin de ne pas effrayer les spectateurs, ni même d’évoquer « une forêt épaisse et profonde » qui pourrait être inquiétante. Finalement, j’ai pris la décision d’évoquer l’infanticide afin de prévenir les spectateurs qui auraient vécu ce drame. Lors de la présentation de la saison du théâtre, certains élus m’ont taxé de wokiste, d’éco-terroriste et de nihiliste.
- Le spectacle s’est plutôt bien déroulé, mais les commentaires de la pièce sur les réseaux sociaux ont teinté la pièce d’une sorte de mélancolie, ce qui m’a amené à justifier mes choix et à m’excuser de ramener de la dureté de la vie dans la pièce. Or, nous n’avons pas besoin de préserver la réception du public dans notre récit. Quand on raconte des histoires sur la douleur ou sur la mort, c’est une façon de parler du monde et de sa complexité sans porter de discours univoque.«
Samuel Gallet
« Le vrai test de la liberté de la création est la capacité à protéger les œuvres qui nous dérangent » (Bérénice Ravache)
- « La musique, comme l’humour et le théâtre touchent notre sensibilité, provoquent des émotions, et peuvent bousculer. Le CNM est régulièrement interpellé par les médias, les politiques ou les acteurs de la filière pour prendre sa responsabilité vis-à-vis de tel ou tel artiste ou de tel spectacle qui serait jugé problématique. Face à cela, notre boussole est simple, car elle repose sur la neutralité de l’établissement public : notre rôle n’est pas de juger ce qui est beau ou laid, joyeux ou triste, mais d’encourager la création.
- Le vrai test de la liberté de la création est notre capacité à protéger les œuvres qui nous dérangent et nous révoltent. Au sein des équipes du CNM, cela se produit tous les jours et c’est là que le principe de neutralité prend tout son sens. Notre cadre repose sur la loi Pleven de 1972 et la loi Gayssot de 1990, et notre mission consiste à rendre possible la création, la diffusion et la programmation surtout lorsqu’elle dérange.
- La note de la Fondation Jean Jaurès, portée par la sénatrice Sylvie Robert, publiée en janvier 2026, montre que “la censure dévitalise le débat public et érode notre souveraineté culturelle. Il existe évidemment un lien indéfectible entre liberté de création et démocratie, or dans un État de droit ce n’est pas aux financeurs publics de se substituer au juge.”
- Si le CNM se mettait à retirer des aides au motif d’une désapprobation morale, nous basculerions dans de l’arbitraire pur et simple. Cela reviendrait à déléguer notre pouvoir de décision à des minorités agissantes ou à la justice émotionnelle des réseaux sociaux. Notre rôle est de garantir que l’argent public respecte la loi.
- Nous avons rencontré un exemple concret au CNM. Il s’agissait d’une application dédiée à la sauvegarde du patrimoine de la chanson française. Après l’octroi d’une aide à ce projet, des enquêtes dans les médias ont révélé que le site hébergeait des chants militaires aux références fascistes ou liées au IIIe Reich. La pression a été immédiate de la part des médias et du ministère de la Culture pour que le CNM retire son aide au projet. Nous avons mené une enquête rigoureuse et analysé l’intégralité du site. Certes certains chants étaient politiquement marqués, mais rien n’enfreignait la loi. Nous avons refusé de retirer notre aide sur la base d’une orientation politique supposée, car céder aurait créé un précédent catastrophique, celui de la censure administrative déguisée. Finalement, nous avons quand même retiré l’aide beaucoup plus tard sur un motif strictement contractuel : l’absence de véracité des données budgétaires.
- Parfois, des salariés du CNM nous interpellent au sujet d’artistes condamnés par le passé. Nous jugeons l’acte ou l’œuvre, pas l’individu. L’aide est attribuée à un projet et non à une personne. Nous avons réuni l’ensemble des équipes du CNM pour agir sur plusieurs leviers en développant une vraie culture du débat en interne, et en élaborant une doctrine écrite et partagée pour nous protéger de l’arbitraire tout en respectant la présomption d’innocence.
- L’opérateur public qu’est le CNM n’est pas un directeur de conscience, notre responsabilité est de garantir aux artistes et programmateurs qu’ils ne seront pas abandonnés face au vent mauvais de l’intolérance tant qu’ils demeurent dans le cadre de la République. »
Bérénice Ravache
« Il peut y avoir une méconnaissance de la loi LCAP de la part des élus » (Delphine Benassy)
- « Dans le contexte de multiplications des entraves à la liberté de création, il nous est apparu nécessaire d’aborder le sujet de la liberté de création au sein de la FNCC. Il peut y avoir une méconnaissance de la loi LCAP notamment sur la liberté de programmation de la part des élus et des confusions sur la notion de libre administration des collectivités.
- Certains élus sous prétexte de connaître leurs administrés et leurs envies en matière artistique et culturelle peuvent avoir envie de répondre à leurs souhaits, mais évidemment le rôle des élus n’est pas d’intervenir dans la programmation.
- Notre rôle est de garantir la liberté de création et le droit culturel des personnes dans le cadre des responsabilités partagées des politiques culturelles.
- L’autre difficulté rencontrée est le manque d’ingénierie culturelle dans les petites collectivités. Pour y répondre, il faut mettre l’accent sur la responsabilité partagée de la politique culturelle soutenue par des financements croisés. Nous avons observé également un besoin de formation des élus sur le sujet de la liberté de création.
- En tant que Conseil régional du Centre-Val de Loire, nous menons une politique d’aide à la création qui repose sur une commission d’experts, et développons un maillage territorial pour que les artistes soient programmés dans des types de lieux très différents. Nous soutenons un dispositif de soutien aux intercommunalités rurales pour animer le projet culturel de territoire. Nous soutenons des actions de médiation auprès des publics pour encourager le dialogue autour d’une œuvre. »
Delphine Benassy
« Ce qui infuse du contrat de l’engagement républicain me préoccupe » (Marion Augier)
- « L’Observatoire des libertés associatives va consacrer son prochain rapport à la culture, car de nombreuses associations qui appartiennent à ce secteur, connaissent des entraves à la liberté de création.
- La liberté de création se distingue de la liberté d’expression en ce qu’elle peut heurter et choquer. Elle se place du côté du subversif avec comme limites l’interdiction à l’appel à la haine, à la violence et à la discrimination. La loi confère également aux institutions publiques le rôle de garant de cette liberté. Or, 50 % des entraves ont été constatées du côté des pouvoirs publics, avec comme outil juridique, le contrat d’engagement républicain. Ce contrat a été créé en 2021 au lendemain de l’assassinat de Samuel Paty (le 16/10/2020) dans l’idée de ne pas financer des associations favorisant le communautarisme ou diffusant des messages contraires aux intérêts de la République.
- Le contrat demande à chaque association en recherche de subventions l’obligation de souscrire à des engagements républicains, comme celui de ne pas inciter à des troubles graves à l’ordre public, de respecter la liberté de conscience, la devise républicaine et le drapeau français. Si le contrat n’est pas respecté, le préfet ou les collectivités territoriales sont tenus de retirer ou de ne pas accorder les subventions.
- Mais comment ce contrat interfère-t-il dans la liberté de création ? Le retrait de subventions ne s’est exercé qu’à six reprises, ce qui est très peu. Mais parmi cette application, une compagnie artistique à Poitiers qui s’opposait dans un sketch aux bassines de Sainte-Soline s’est vue retirer ses subventions à raison de ses happenings. Cet outil a été utilisé dans ce cas pour entraver la liberté de création. Lors de l’audience, le rapporteur public a considéré que d’anciens happenings de la compagnie réalisés dans des églises avaient heurté la liberté de conscience. Le tribunal administratif de Poitiers n’a pas suivi l’avis du rapporteur public mais ça pose problème.
- Ce qui me préoccupe ce n’est pas tant le contrat d’engagement républicain, que ce qui infuse de ce contrat. Des coupes de subventions sont appliquées si les œuvres ne paraissent pas assez républicaines. Ainsi le festival Rock en Seine qui avait programmé un artiste ayant pris des positions – sûrement très critiquables – sur le conflit Israël-Palestine s’est vu privé de subventions (la Ville de Saint Cloud a retiré 40 000 € à Rock en Seine en raison de la présence du groupe Kneecap, programmé le 24/08/2025). De même, la Région AURA a décidé, en 2023, de retirer ses subventions au Théâtre Nouvelle Génération – CDN de Lyon en raison des critiques du directeur du théâtre concernant la politique culturelle de la Région.
- Je suis assez inquiète car les pouvoirs publics doivent être davantage éduqués sur la liberté de création. L’hypertrophie de la notion d’ordre public se heurte à cette liberté. »
Marion Augier
« Nous ne pensions pas avoir besoin de muscler la LCAP dix ans après » (Sylvie Robert)
- « La question de la censure existe depuis des années, mais pourquoi ce sujet est-il devenu une préoccupation majeure de notre démocratie aujourd’hui ? En 2016, lorsque j’ai travaillé sur la LCAP, nous souhaitions figer dans le marbre cette liberté, mais nous ne pensions pas que dix ans plus tard, nous aurions besoin de la muscler. Aujourd’hui, les médias sont attaqués, de même que le domaine de la connaissance, ainsi que la question culturelle et artistique qui est affaire de représentations.
- Lorsque nous avons décidé d’effectuer l’évaluation de la LCAP au Sénat, nous avons pris conscience de l’ampleur du sujet. Nous avons fait un certain nombre de recommandations comme celle de sensibiliser les élus et les former à cette question ou de mettre en place un référent dans les DRAC etc.
- À la suite de l’annonce de notre rapport, le ministère de la Culture a lancé le plan d’action en faveur de la liberté de création et a nommé Juliette Mant comme haute-fonctionnaire pour la liberté de création. C’était très important, car cela permet de travailler collectivement sur ce sujet qui est complexe.
- Nous devons mener plusieurs actions. D’abord, il s’agit de détecter et de documenter les cas d’entrave à la liberté de création. Mais en ce qui concerne l’autocensure, cela ne se mesure pas. La liberté de création met en jeu la démocratie, donc il faut mesurer ses impacts quand elle est entravée et se doter d’outils réglementaires et législatifs pour pouvoir protéger la création et les professionnels. »
Sylvie Robert
Biennales Internationales du Spectacle (BIS)
• Manifestation professionnelle consacrée au spectacle vivant et à la filière culturelle organisée tous les deux ans à Nantes.
• Création : 2004
• 13e édition : les 19 et 20/01/2028
• 12e édition : les 21 et 22/01/2026
– 14 734 participants (- 1 %)
– 385 exposants (dont 202 sur la Place des Tournées)
– « plus de 180 » débats, forums, ateliers
• 11e édition du 17 au 18/01/2024 :
– 14 886 participants (+1 % par rapport à 2023)
– 387 exposants
– « plus de 180 » débats, forums et ateliers
• 10e édition du 11 au 12/01/2023 :
– 14 739 participants (+ 0,9 % par rapport à 2020)
– 181 exposants
– « plus de 160 » débats, forums et ateliers
• 9e édition du 22 et 23/01/2020
– 14 600 participants (+10,7 % par rapport à 2018)
– 13 195 professionnels
– « Plus de 400 exposants »
• Directeur : Nicolas Marc
• Contact : Anne Geudré, service de presse des BIS
• Tél. : 02 72 00 32 00
Catégorie : Festival / Salon
Fiche n° 14376, créée le 15/12/2022 à 14:42 – MàJ le 30/01/2026 à 15:58

